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BLA18E

Kh ! oui, ça est vrai. Je ne veux pas l'un; vou« ne veiez peut-être pas l'autre , tous, et c'est ce qui fait que je ne sommes pas d'accord ; mais madame Colette accommodera tout ça, aile n'a qai'à vouloir.

DE LORME

Aile n'a qu'à vouloir?

BLAIRE

Eh! parguenne, oui. ?^'e8t*il pas vrai, mondeu le bailli? H y a comme ça qneuquefois des parents bourrus, des brtttaux,qainevoulontpas bailler leurs filles en mariage, et les filles, parfois, s'y baiilont d'alles-mémes. Gomme on n*y entend point de mal , on va le (prand chemin ; et

344 LES TROIS COUSIISËS.

de queuque part qu'ailes viennent, on ne laisse pas de les prendre; et le biau-père e'st biau-père maugré li, mais ne laisse pasde Tétre : vous comprenez bian, madame Colette?

DE LORME

Comment! biau-père maugré li?Oh ! par^enne, j'y bouterons queuque empêchement, monsieu le bailli.

LE BAILLI

Sans emportement, monsieur de Lorme. Monsieur Rlaise est un bon garçon^ un honnête garçon ; et , pourvu qu'il nous promette de ne point épouser la meunière...

BLilSE.

Eht parguenne , il y a bon moyen de m'en empêcher ; qu'on me baille la nièce, il est bian sûr que je n'ëpouserai point la tante.

Il n'y a rien qui ne se puisse faire ; mais , en attendant, promettez-nous...

BLAISE

Si je vous le promettrai! Je sommes déjà trois qui nous sommes baillé parole de ne vouloir point d'aile, et stapendant je faisons la meine d'en vouloir biaucoup : et voyez comme je joue de mal* heur, monsieu le bailli, je sis justement sti dont aile veut le plus.

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