‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 168 sur 254 · ACTE It, SCfeNfe Vllt. s · texte numérisé non relu

ACTE It, SCfeNfe Vllt. s

DE LORM E.

Ces divartissements du moulin, cesmënëtriers, ces danses , ces petites <0liansonnettes , tout ce traio-Ià , vois~tu , ne m^ne à rian de bon ; on s'acoquine à ça. Ça divartit , ça amuse; de jeunes garçons se mélont là-dedans, ils vous contont des fariboles; an les acoute, et ça acoquine encore plus que tout le reste. Enfin , bref, tant y a , velà qui est fini , je ne veux plus que tu y ailles.

COLETTE

Et c'est vous qui m'y avez envoyée toutes les fois que j'y ai été , mon père.

DE LOBME.

Oui, ça est vrai ; j ai eu tort, et je veux avoit raison. Quand je t'y envoyois, tu m'obéissois en y allant. Je te défends d'y aller, il faut m'obéir en n'y allant pas ; et c'est là le moyen de ne pas empirer.

OPLETTE.

Mais ma tante, mes cousines, que dirontelles?

DE loume.

Ohiparguenne, ailes diront ce qui leur plaira, mais tu feras ce que je veux, ou... suffît, je m'en-" tends bian.

COLETTE

Vous m' allez faire passer pour une ridicule. 3. a3

ifi6 LES TROIS COUSINES.

DE LOIIMB.

Ouais 1...

COLETTE

Il est arrivé dans le TÎUage je ne sais combien de bohémiens et dp bohémiennes; monsietir Giflot les doit amener tantôt au moolin. Us diront la bonne aventure de tout le monde; tous seref cause que je ne saurai pas la mienne t je meurs dVnvie de la savoir.

DE LOftME.

Ëh! fi , morguenne, est-ce qu'il faut s'aflier à ce que disont ces gens-là ? Ce sont des ignorants. Tian, mon enfant, quand fépousis ta mère, ils lui disireut qu'aile anroit des enfants, et il» me disirentà moi que je n'en anroispoint; etsij*étions]e mari et la femme, queule apparence? Ce sont des fripons qui ne faisont que mentir. Je uq veux point que tu ailles là.

COLETTE

Eh! je vous prie.

DE LORUE.

Morgue , ça n'est pas bian , Colette ; t'es désobéissante quand je te défends une chose.

COLETTE

Ne me la défendez que demain , mpn père ; je vous le demande en grâce.

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