ACTE II, SCÈNE VIII. agy
DE L O R M E
Eh bian ! velà qui est fait ; mais à condition d'une chose, au moins.
.COLBTTE.
Quelle condition , mon père ?
DR LORME
Que tu ne parleras point au garde-moulin , et que tu Tenvoieras promener en cas qu*il te parle.
COLJETTE.
Lui, mon père? Hélas! le pauvre garçon, qu'est-ce qu'il vous a fait?
DE LORME
Gomment, ce qu'il m'a fait? II dit qu'il sera mon gendre maùgré moi. Ça ne sauroit arriver que par ton moyen ; et le moyen que ça n'arrive pas, c'est que vous n'ayez tant seulement pas de convarsation ensemble.
GOi.ETTE<
Mais, mon père...
DE LORME
Or, pour sti-là, itn'y a poii^t de demain, je te le défends , morgue ^ drè«» aujourd'hui ; je saurai bian ce qui en sera. Je te mets la bride sur le cou, je ne te contrains en riap; mais pour ce qui est d'en cas du garde-moulin, il vaudroit autant que tu te fusses noyée quQ de li parler. Je t'en avertis ,)b8ille-t-en de garde.
!k68 LES TROIS COUSINES.