‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 179 sur 254 · ACTE II, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XII

COLETTE

Non, vraiment, je ne vous dis pas cela. Gomme vous saisissez les choses ! Fi donc ! oh hnon, non, elles ne vous ahnent pas ; mais elles vous estiment infiniment, et elles m'ont toutes deux permis de vous le dire.

LÉPINE

Adorable Colette !

GIFLOT.

Il faut que ma reconnoissance...

COLETTE

Oh ! doucement, doucement, point de ces compliments-là : ce sont mes cousines qui vous estiment , ce n'est pas moi qu'il en faut remercier.

LÉPINE

Eh ! ne savez-vous point sur quoi votre tante leur a défendu...

COLETTE

Il faut qu'elle se doute de quelque chose : mais , pour empêcher qu'elle continue de s'en douter, • faites semblant tous deux de l'aimer encore plu9 que de coutume ; ne parlez point à mes cousines, ou que ce soit bien finement ; ne leur faites point de mines, et me laisses faire. J'ai dans l'esprit que tout ira bien , et que nous en aurons bonne issue.

SOftNK XIY,

I)K LOHMK, (ÎIKLOT, l^ftlMNK.

Ah ! |tiiUAn(|U4<, huiu voU'i Ui» iio« (fAiltiinU i j<» von le» fHii*«JMi«tir} }o v#uji »iivolruii |toM o» (ju'iU tvoni diin» Tiiiik*. H^rvimur, motmifiu (lifloM

(tin.oT.

Jf voundumiolii bonjour , monitlourfU Lorm».

Jo voui hiiÎNfi Itfii inaifiN «U tout iiioti riniir

Et moi à youi. Kh liiiiti I <|u'oiit-»fi, luovuJAiir» '*

Av. rK lU Sv &\^ VIV ^*

^j;*Hk^«t«K'A''>iV4iA fc* K'iv^* \\'4W yvi.-v

Oh I «^ (|Ut» jVll i\\*y wV«l \\A% ijMi' \\^\\ \\m\v , \^\

un I.MMMK.

Aile le iiuM'ile liiau, vityi*' vtnut t>l *i ('««IHiu ma«(|ue, une U\\U tle viiiil»»ii (|M(t m'mii \*s r*^|i<lii, •I <l« lie vulr |mN que m'imi i*k\^i\u »t * i\\Un.

(il vin* On le« (iHJoIel Ki (|ui, iininalnui iln l<MMiUi '

nift i.MiiMi'.

Kb! \mr^u/t^ voiitt-iit^iiiA^i ul vou* («lilu* IiMm» 4« ) il n'y • |iM« ii« wttl a i,i<i î Ihj* iU\u» viiloni i^iu

aS9 LES TROIS COUSINES.

jours mieux à cajoler que non pas les mèreâ.

LBPINE.

Il est vrai; mais...

DE lOEME.

Ça est naturel; et je serois itou un fou, moi , sije prëtendois que n'an m*en contit plutôt qu*à Colette.

GIFLOT.

Monsieur de Lorme est homme de bon sens.

DE LOhME.

Et vous itou, moDsieu Giflot, et monsieu de Lépeine itou ; et mes nièces itou ne sont pas des sottes : il n y a que la meunière qui est une bête.

LÉPINE

Vous êtes ëtran(][ement prévenu contre elle-

DE LORME

C'est que je n'aime, morgue, pas que des veuves songiant à se remarier quand ailes avont des filles à pourvoir : ça est impartinent , voyezvous.

GIFLOT.

Vous avez raison. Mais parlez- vous de bonne foi, monsieur de Lorme?

DE LORME

Si je parle de bonne foi. Je sis toute bonne foi, moi. Eh! pargué, demandeZ'li à alle-méme; je ^ans de li faire la honte, et li ai, morgue, dit toqt

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