‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 19 sur 254 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

^imc PIN u IN.

, Et moi je ne suis pas surprise qu'après avoirvu tant de belles choses, la bourgeoisie soit si peu de votre goût.

Mme ROBIN.

Ah! je t'ai fait confidence ^e ma foiblesse, la bourgeoisie me pue horriblement à l'heure qu'il est, et je m*aimerois mieux simple cavalière que la plus honorable bourgeoise de Paris.

FRONTIN

Les voyages fontbien lesgens, madame Pinoin.

Mme ROBIN. '

N*as-ta point vu ce pçtit badin de chevalier?

M"»« PINUIN.

. SijeTaivu?

MWe BOBIN.

Paix, parle bas.

Ne craignez rien., on peut tout dire devant cet honnête garçon-là.

FRONTIN

Oui, madame, je suis des amis de monsieur le chevalier , confident ordinaire de toutes les bourgeoises suivant l'armée.

JâJ^ ROBIN. ■•

Tu n'as pas mal d'occupation. ( à madame Pinuin, ) Eh bien, mon enfant?

3o LES CURIEUX DE COMPiÈGNE.

M«ne pii«uii«.

Eh bien ! madame , vous devez éti^e la personne du monde la plus contente ; monsieur le chevalier m*a prévenue sur tout c-p que je mVtois proposé de lui dire de votre part; il est amoureux de vous à la folie.

Le petit fripon!

FBOUTIK.

Elle vous a dit vrai, madame; il me Ta dit aussi , à moi : c'est bien la passion la plus pétulante.

Mme ROBIN. •

Je n'en fais jamais d'autre, et je n^e suis toujours bien doutée qu'il m'en vouloit. Depuis huit jours que nous sommes ici, il n'a jamais manqué l'occasion de me dire les plus jolies choses, les plus jolies choses. Oh! nous avons beaucoup de sympathie : il est si bouffon, ^i bouffon daiis la conversation! moi, je suis si folle ,'si folle dans mes manières !

Mme piiîuiK.

Si ce mariage-là se fah, madame , vous deviendrez le charme de la garnison.

Mme ROBIN.

Delà (rarnison! de la garnison! Quoi, monsieur le chevalier me mènera en garnison?

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