‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 2 sur 254 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

tîé bourgeoises, qui sont très indiscrètement Tenus me rendre ici visite.

FROBTIK.

£}i! de ouoi diantre tous avisez-Tons de défrayer cette caraTane? Ce sont bien là les allures d*un bomme de Totre pays !

LE CHEVALIEB.

Paix, tais-toi, je la leur garde bonne : ce sont de bonnes connoissances subalternes de robe, marchands, usuriers pour la plupart : je suis un peu sur leurs parties, je m*y veux mettre pour davantage, et je leur paie consciencieusement par aTance l'intérêt de leur argent, parceque le principal est mal assuré.

FBONTIlf-

Cela est de bonne foi pour un cheTalier de Gascogne, et je crpyois qu'il n'y a voit que mon maître capable d*nne si grande délicatesse de conscience.

LE CHEVALIER

Gomment?

FROIfTIB.

Nous sommes dans la même crise que tous , monsieur. Monsieur Nicolas Yalentin , honnête marchand qui fournit le régiment, madame Judith Yalentin sa femme , mademoiselle Angélique

Valentin lear fifle, avec d'auires bonrçeoîs et bour{jeoises des environs de la me du Hoirie, se sont avisés de venir voirie camp ; monsieur mon maître , qui est fort libéral, quoiqu'il n'ait pas le double, les a {jétiéreusement régalés presque tous les jours. On a fait de grands repas, nous en avons fait les honneurs ; mais je serois d'avis d*en laisser payer la dépense à nos bourgeois, qu'en dites-vous ?

LE CnCTALICR.

J*opinerois de même pour les miens , si je u'en- ▼isageois le? suites.

FROHTIW.

Ce qui nous embarrasse le plus, nous autres, c'est que mon maître est amoureux de mademoiselle Valentin la fille : cela nous pique d'hon- * nenr, voyez-vous j et il faut, ou crever, ou faire bien les choses.

LE CHEVALIEB.

Tu as raison. Le voici, ton maître.

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