SCÈNE III
LE CHEVALIER
Anssi mal que toi. Qui te désespère?
CLÎTAKnRE.
Je suis dans la plus cruelle situation où je me sois trouvé de ma vie.
LE CHEVALIETI.
Eh bien! donne la main, je t*en offre autant, je ne suis pas mieux.
CLITANDRE
Sais-tu la cause de mes cha{jrins?
LE CHEVALIER
Si je la sais ? je la ressens comme toi-même ; je suis dans le cas, te dis-je.
CLITANDRE
Toi, chevalier, tu serois amoureux?
LE cbëvalIeh.
Amoureux, moi? Je ne 'connôis l'amour que chez autrui : ce n*est point par le cœur que nous nous ressemblons , mon ami, c*est par la bourse.
CUTAWDRE.
Ah ! c'est encore un surcroît à mon malhei^r ; je n'ai pas un sou, mon pauvre chevalier.
le chevalier.
Amoureux et (pieux ; ces deux qualités , qui séparément ne sont pas fort bonnes , c*est bien le diable quand le hasard les met ensemble.
CLIT ANDRE
Mon pauvre Frontio, que ferons>nous ? parle.
FROEfTIN.
Ma foi , je De sah , monsieur : ce qui me paroU de plus facile, c'est que vous consoliez moifsiear le chevalier, que monsieur le chevalier vous con* sole,et que je vous exhorte tous deux à prendre patience; car je ne vois pas que nous soyons ea état de nous rendre réciproquement d'autre service.
LE CHEVALIER
Cadédis , pourquoi non ? Associons nos infortunes et nos savoir-faire : allons, un coup de désespoir, Frontin.
CLITANDRE
Il n'y a rien que je ne sois capable d'entreprendre pour me tirer de cette affaire.
LE CHEVALIER
Moi,j'escaladeroisle firmament pour en sortir avec honneur.
FRORTIR.
Mais , si vous vous trouvez tant de résolution , il y auroit un moyen...
CLIT ANDRE
Quel est-il ? parle.
FRONTIN
Il est un peu scabreux, à la vérité; mats pojur franchir un mauvais pas...