‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 204 sur 254 · DE LORME, LE BAILLI, LA MEUNIÈRE · texte numérisé non relu

DE LORME, LE BAILLI, LA MEUNIÈRE

Eh, tatigué! madame la meunière, à quoi vous amusez-vous donc? N'allez-^ous pas dire adieu à vos filles ?

3iC LES TROIS COUSINES.

LA MEUNIÈRE

Adieu à mes filles? Allez, monsieu de Lorme^ allez-vous-en prendre congé de la vôtre , et De vous mettez pas en peine des miennes.

DE .LORME

Je ne sais, morguenne, pas à quea pèlennage ailes s'en allont; maisalles sont drôlement équipées pour le voyage.

LA MEUNIÈRE

Allez, TOUS êtes fou, monsieu de Lorme.

DE LORME

Oui, je sis fou, et votre garde -moulin est bian honnête. C'est li qui les conduit par le chemin, mais ailes trouveront queuques autres pèlerins sur la route.

LA MEUNIÈRE

Hom! l'esprit bouché. Allez, mon bon ami, ce ne sont pas mes filles que Biaise conduit; cVstla vôtre , il n*en emmène qu'une.

DE LORME

La mienne? Il est, morgue, bon là! oh! je sais bian ce que j*en dis , j'en ai vu deux.

LA MEUlIflÈRE.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que le mal vous tient; vous êtes accoutumé à voir double.

DE LORME

Madame la meunière?

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