‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 207 sur 254 · ACTE 111, SCÈNE XII. Sij · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE XII. Sij

COLETTE

, Mon père...

DE LORME

Eh bian ! mon père ? Tenez , monsieu le bailli, aile me demande des conseils pour ses cousines, et la masque les prendpour aile. Queue trahison!

COLETTE

Il n'y a pointde trahison là-dedans. Mes cousines ont profite de vos conseils, et moi j'ai suivi ceux de ma tante.

BE LORME

Ëh 1 pourquoi donc ces deux messieux que tu dis qui çont amoureux d'ailes?

COLETTE

Eh l oui, justement, c'est pour elles que je les emmène, et elles emmènent Biaise pour moi : nous nous sommes partagés comme cela pour éviter la médisance.

Eh! oui : mais... Tatigué, que d*esprit, monsieu le bailli! velà une jolie petite criature i

LE BAILLI

Oui , vraiment. Que dites-vous à ça, madame la meuoière?

LA MEUNIERE.

Que vouiez- vous que je vous dise .'^ je sis tout ébaubie.

3ao LES TROIS COUSINETS.

LB BAILLI

Vous voyez bien que c*est à vos filles qu'on en vonloit.

LA MEUNIÈRE

Eh ! roirement oui , je le vois bian ; je ne le vois que trop.

LE BAILLI

Après un ëclat comme celui-ci, le meillem* parti que vous ayez à prendre, c'est, en cas que ces messieurs veuillent les épouser sans dot , de consentir à ces maria{]^ to|it au plus vite.

LÉPIRE.

Oh ! de tout mon cœur, je ne demande pas mieux.

orpLOT. Ni moi non plus ; c'est tout ce que je souhaite.

LA WEVVlàllE.

A ces conditions-là, je le veux bian itou; j'en serai défaite.

COLETTE

Si ttio» père voulait aussi , monsieur le bailli , Biaise me prendroitde même.

DE LORMB.

Je ne débourserai rian pour ça? Eh bian! velà qui est fait. Je veux tout ce qu'aile veut ; aile est trop' gentille. Vous rcsti^rais donc veàwe k votre corps défendant, madame la meunière?

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