‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 211 sur 254 · M. 'DUBUISSON, MADAME DUBUIS80N · texte numérisé non relu

M. 'DUBUISSON, MADAME DUBUIS80N

lime DUBUISSON.

Oh 1 pour cela, monsieur DubuisaoQ, vou»

prenez bien mal votre temps pour faire ce mariage.

M. DUBUISSON

. Taisez-Yous , ma femme ; Je sais bien ce que je fais. Quand on a des filles d'un certain â(];e , d'un certain esprit, d'une certaine tournure, on ne pç.ut.tr^p se hâter de les marier, et il n'y a point de, co^rp-temps pour s'en défaire.

M«n« DUBUISSON.

Il n'y a rien à craindre de la vôtre. Une jeune enfant, qui a passé toute sa vie dans un couvent, «^ n'en 9Qrt q^e depuis quinze jqurs...

M. DUBUISSON

Cest justement ce qui fait que je m'en défie :

33o LE GALANT JARDINIER,

cela ne connoit point le monde, cela meurt d^envie j'enfaÎM ootmqj^^ncfe; et il |/y i J^iy dW seaux si faciles à attraper que ceux qui sortent tout nouvellement'^ lajoa^p* -En un mot, nous Fayons'tirëe du couvent pour la marier; elle sera iaari«e, et toutAU-pluAvit».. . .

Mme DUB17ISSON.

Mais, mon fils, f{uapd je Fai été chercher en Lorraine, d*où nous arrivons, vous aviez pour elle un autre parti que cekii c(ae vdûs (ai voulez donner.

Cela est vrîii. Sur la proposition de taou fVère Tâvôcat, je ïh*étôis réâbhi de la domiei'du fih de monsieurOr0on,undeme3 anciens camarades de collè(Te , homme fort ri<!hé , qui A^a que ce fils-là : nou« étions en paroles ^our celk , itioiisrettr Orgoh et moi ; mais outre que ce fiîs-ïà' né m'est point connu , c'est qtt*lî me revient de plusieurs' endroits que e*est utt libertin qttî s'esf fiitcapi-! taine malgré son père ; g1ràn4 dls^ipatét»* de biens, homme do plaisirs, de ISonne chère, et aimant les fcrtimes. *

M»»» î)iy'B«T8Sotr.

Le (^rand màllienr ! Vous étièï bien* JH§ que tem cela quand nousnouâ mariâmes; et, si ma famille ^ «voit reç^ârdédt sipi-ès... ' i'

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