‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 222 sur 254 · SCÈNE^VI · texte numérisé non relu

SCÈNE^VI

LA MONTA&SE

Moisi» ridicuie que la vérité : car, enfin, y a-t-il rien de plus bizarre que ce que nous faisons ici ? Vous voilà garçon jardinier, vous qui ne savez pas comment croit une ciboule.

LéAVbAE.

Ne parlons point de cela. Personne ne t'a Yeconnu à Paris? tu t'es informé de tout sans l'exposer...

LA MONTAGNE

Oh ! pour cela , oui , je vous en réponds ; mais j'ai pourtant été bien tenté de me découvrir.

LE AND RE

Eh l pomrquQi ?

LA MONTAGNE

Pourquoi, morbleu? Tenez, monsieur, voilà les billets que fait courir monsieur votre père ; il y en a même d'affichés au coin des rues. Où diantre aurai-je mis ce billet? il sera tombé de ma poche ; vous verrez que je l'aurai perdu.

LUCAS, h part.

Et que je Faurai trouvé, moi. La belle chienne de fortune!

LÉANDRE

Qu'est-ce que c'est que ce billet? que veu|[-tQ dire?

.^4i> LE GALANT JARDINIER.

LA MOKTAGIfE.

Je ne sais ce que j'en ai fait ; mais je tous en dirai le sens : Trente pistoles à gagner pour qui donnera y chez monsieur Orgon^ des nouvelle d'un jeune officier perdu sur la route d'Ailemagne; le jeune homme, de taille ni petite ni grande, C encolure déchargée , la jambe sèche et qui porte au vent.

LÉ^nDnE.

Tu te moques?

LA MONTAGNE

Je ne me moque point.

LUCAS, à part. ^

Trente pistoles à £;a(^ner ! c est toujours quelque chose. Achevons d'acouter, c*est le moyen d'apprendre.

LÉAHPRE.

Mon père n'y songe pas : le pauvre bon homme ! j*admire sa simplicité.

LA MONTAGNE

Dites plutôt soTibon naturel. Allons, monsieur, que cela vous touche , arrachez-vous à cette passion extravagante qui vous retient ici.

LÉANDRE

Eh! le moyen de m'en arracher? Regarde ce portrait, mon pauvre La Montagne.

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