SCÈNE VI
LA MONTAGNE
Voilà une jolie personne, je vous Favoue.
LÉAVDRE.
Admire la fatalité de mon étoile : je pars de r armée dans la résolution d'obéir aux ordres de mon père.
L A MONTAGlf E.
Ces bons sentiments-là ne vous ont pas duré.
LE ANDRE
Il n*attendoit que mon retour à Paris pour me marier.
LA MONTAGNE
C'est ce qui vous fait craindre d'arriver.
LÉANDRE
On ne peut échapper à sa destinée.
LA MONTAGNE
Vous vous livrez de bonne (jrace à la vôtre.
LÉANDRE
Ma chaise se brise au milieu d'un bois.
LA MONTAGNE
Éloigné des postes.
LÉANDRE
Je me vois obligé de prendre place dans le carrosse de Metz.
LA MONTAGNE
Que le hasard fait passer par là tout à propos. 3. 3o
35o LE GALANT JARDINIER.
LBAMDRE.
J*y trouve une jeune beauté, toute charmante, tout adorable.
LA MOITTAGNE.
Cela est bien beureus»
Que sa raère vient de retirer du couvent.
Surcroît de charmes et de mérite.
LÉANDRE
Je suis contraint de lui rendre les armes.
?.A MONTAGNE
A trente lieues d€ Paris , qui se seroit déûé de l'embuscade ? Tous les ennemis ne sont pas audelà de la frontière , monsieur.
LE ANDRE
Quel ennemi ! Il est d'un afixe à qui Jes plus grands hommes font gloire de céder.
LA MONTAGNE
Bon ! les plus grands hommes I morale d'opéra, monsieur, fades discours ; on ne se rend que «piaad on veut bien ne pas résister. Mais venons au fait, s'il vous phiit : j'ai eu la complaisance de m* accorder à vos visions; il faut continuer, puisque j'ai commencé. Vous aimez Lucile?
LÉANBKE.
A la fureur.