SCÈNE II
nière-là je suis demeurée la maîtresse,moi, comme yous voyez.
LÉPinE.
Si la nièce suit Texemple ^t les leçons de la tante, vous allez faire un beau mariage, monsieur.
CUTAKDRE.
Paix, tais-toi.
JULIEKWE.
M'en croirez-vous, monsieur Clitandre? sar^ vez-vous de Voccasion. Vous aimez Colette, aile est gentille , aile a de bon bian, j'ons vingt mille francs à elle, ça est bonà prendre rjevouslaveux bailler, parceque Julian la vouloit bailler à un autre. Si, par aventure , je n'avois plusparsonni? quim'obstinîtjje changerois d'avis peut-être, et vous en enrageriais , je gage.
CLITANDRE
Oui, je serois au désespoir si vous deveniez contraire à moi^ amour. J'adore votre aimable nièce, je fais tou|t mon bonbeur.4c la posséder : disposez-la seulement à ce mariage; nous en ferons, quand il vous plaira , la cérémonie,
JITLlEirlK,
Dame , acoutez, je prétends que ça hsse fra« ca? dans le pays , et qae tout le monde <;acfa« quf» yous serez mon neveu.
êi LE MAHI ftRTftOUVÉ.
Je m*én fais trop de plaisir pour tvè ta en p^i faire honneur, je voiiâ asstite.
Bon, tàm mictik; lé bailli éti crèvèta de d^pit; et je m'en vais faire priét* de la noce toutes les meunières des environs, pour qu^elles aient la rage au cœur de voir Colette devenir ivresse madame.
La bonne persôttYie que madatiiè Julièâne !
n faut fkire leis fiançailles dès àlljdurcfKui, monsieur Oitandfe; je baillerai le festin, mtyi : ayez-nous d*s ménétriers, tant seulement.
C'est mon affaire à tnoi, je 'm'en charge.
CLiTANbAÈ.
Et niol , je vais avertir ma fatnille de la fèsù\ûtion que j*ai prise , les inviter à venir prendre part à mon bonheur; et je me rends ensuite auprès de votre charmante nièce, pour ne U quitter de mtt vie.
JtjLiÊKAE.
L'aimable petit homme! Adieu ^ mon nevètu