‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 60 sur 254 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JULIEN, JULIENNE, LÉPINE, madame

AGATHE

Ah ! ah ! te voilà , je pense ? Eh ! de quoi t'avi-^ ses-tu de revenir ici , bon vaurien ?

JULIEM.

Madame Julianne ?

LÉPINE

' Voilà un mari bien reçu chez lui.

M™e AGATHE.

On disoit que vous étiez mort, monsieur Julien : cela n*est donc pas?

SCÊHE VIIL «r-

JCLIEX.

Non, Yraiment, jene le su pas.

ICLIEVSC

Eh! ponrqaoi ne Tes^tn pas, dû? Je ne «ai* qui me tient que je ne te dévisage.

LÉPIHE.

'Kh ! là, là , sans emportement.

JULIEH.

Velà toujours de vos magnières, madame Jolianne.

JULiEHiTE, pleurant.

Il vaudroit bian mieux pour moi que tu le fusses, que non pas de mener la vie que tu mènes.

Il™*' AGATHE.

Oh ! pour cela , monsieur JuUen , vous êtes un méchant homme d'abandonner' con>me ça tous les ans une pauvre femme , qui xous adoreroit, si vous étiez raisonnable.

JULIENKE, pleurant.

Vous savez mieux queparsonne, ma commère, toutes les pièces que ce Ubartin-là m'a faites ; et si pourtant l'autre jour ^qoand on nous vint dire qu'il ëtoit défunt , quelle inquiétude est-ce que ça me donnit ! Je vous en fais juge.

M"** AGATHE

£t moi, ma commère ? Il falloit nous voir ! nous étions toutes deux dans des impatiences de sa-

99 LE MARt RETROUVÉ.

▼oir ce qui en étoit. L'inçaititudc de ces choses-là fait bian souffrir une pauvre femme, iDoosieur de Lëpins.

^LÉPIHS.

Gela est vrai ; tout le monde étoit^d'une nsflliction... Vous êtes furieusement aimé, monsieur Julien ; et quand vous êtes arrivé , je m'en aUois, moi, cherchei* des ménétriers pour nous aider, ce soir, à consoler tout ie village.

JNe suis-je pas biaiLmalheureuse !

JULIEir.

Entrons dans la maison, madame Jalùnae, et nous parlerons...

JCILIEVIffe.

Dans la maison ! Oh! ne t'avise pas d*y ii»ettre ' le pt«?d ; je ne veux pas q^etuen approchas : situ regardes la porte seulement...

JULIEN

Gomment , comment <doac ? qu'est-ce que cela signifie?

' LÉPlNfe.

Le meunier ne sera pas le maître dans i« moulin, sur ma parotie*

JULIENNE

* J'y mettroif plutôt le fe«i, qua non pas qu'il le

ftU.

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