SCÈNE Vlil. «J
JULIER. •
Quelle enra^rée! Mais, acoutes donc, madame ma femme , vous le prenea là sur un ton...
JULIEKNS.
Ta femme, moi? moi, ta femme? Ah! le boii traître 1 il croit parler à sa cabaretière de Nemours, ma commère.
LÉ PI NE
A la cabaretière de Nemours !
JULIEN
La meine est inventée; mais chut.
M5»« AGATHE
Étes-vous bien content de votre nouviau ménage , monsieur Julien ?
JULIEN
Qu'est-ce que voulez dire , avec votre nouviau ménage? Mor^^ué, vous avez une langue de vipère, madame Agathe. Vous croyez les contes qu'on vous fait , madame Julianne ?
JULIENNE
Des contes, bon pendardl Oh! la gueule du juge en pétera : tu seras pendu, je t'en réponds.
-'JULIEN
Je serai pendu, moi?
M»« AGATHE
Oui, par votre cou, mon compère Julien.
loo LE MARI RETROUVÉ.
JIJLIEW.
Madame Julianne?
JUL1ENTVE.
Tu m'as fait trop de fredaines ; je veux devenir veuve.
JTJLIEN.
Madame A(ratbe?
M™" AGATHE
Un débauché qui prend deux femmes'.Au diable! au diable! point de miséricorde.
JULIEN
Par ma foi, yelà deux méchantes carognesi
JULIENNE
Mais voyez ce fripon , cet insolent , qui nou< injuria.
M""» AGATHE
Ce débauché, ce misérable! il perd le respect qu'il nous doit , ma commère. «
JULIEN
, Gomment, du respect? je me donne au diable : si vous rae'faites prendre un tricot, je le pardrai, morgue , bian davantage, prenez-y garde.
JULIENNE
Un tricot ! Au secours ! à la force ! On me roue de coups! on m'assassine ! A la justice ! à la justice!