SCÈNE IV. • iH
LE CHEVALIER
Comment! vous Têtes? Quoi! ce gros vivant qui ordonne tout dans la maison, qui tranche, qui taille, qui rogne...
M™« PINUIK.
Ce n est que mon compère , monsieur le che^ valier.
LE CHEVALIER
Votre compère? Eh bien ! devenez veuve du compère, et nous ferons nos conditions.
M™« PIN u IN.
n n*y a point de conditions à faire entre vous et moi. JTai d*autres vues pour vous , monsieur le chevalier , je veux faire votre fortune à vous qui m'offrez de faire la mienne.
LE CHEVALIER
Ma fortune , à moi ? Gadédis , je vous mets à même , parlez.
M">« PINUIN.
Avez-vous le cœur libre, monsieur le chevalier?
LE CHEVALIER
Si j'ai le cœur libre ? J'entends ; j'ai fait quelque passion dans le pays : eh^cadédis, pauvre chevalier! ne seras- tu jamais corrigé de trop d'ascendant sur les dames?
i4 LES CURIEUX DE COMPIÈGNE.
M«« PiKtJÎN.
Gela Tiendra, ne yous affligez point, et diteff^moi naturellement si vous pourezdisposerdeYOïis.
LE CHEVALIER
En faveur de qui, ma chère enfant? Si c*est une vieille, néant, je suis loué; si c'est une jeune, nous passerons bail quand il lui plaira.
Bl«a« PINUlir.
Ce n'est point un bail dont il est question, c*est un bon contrat de mariage.'
LE CHEVALIER
Bail ou contrat , je ne dispute point dés termes, sachons seulement qui ce peut être.
M™« PiNt/lN.
Cest madame Robin.
LÉ CHEVALIER
Qui? cette gaillarde bourgeoise qui a toujours un pied en l'air ?
M*»« PlNUIN.
Elle-même, justement.
LE CHEVALIER
Eh ! c'est la maîtresse de monsieur Mouflard , ' un de ces messieurs que j'ai logés chez vous ; c'est avec lui qu'Ole est veiîue de Paris , ils sont fiancés depuis quatre jours.
Mme piirUITf.
Elle se défiancera, si vous voulez ; l'air du camp