SCÈNE IV
BBTRTI.
Eu laissez-vous aunnalhonnétes gens?
BBLTON.
Plus qu'à d'autres.
BBTTI. ;iV^,
De l'or dans les nsoiiâ^ méchants?
Mais Toos n'y penses point, et cela n'est pas sage. N'en pourroient-ils pas faire un dangereux usage? Vous deve? trembler tous, si l'or peut tout oser. De TOUS 9% de vos jours ils peuvent disposer. La flèche qui dans l'air cherchoit ta nouniture Étoit entre mes mains moins terrible et moins sûre.
> BELTON»
Chacun , suivant son coeiur, s'en sert différemment. Des vertus ou du vice il devient l'instnuDfenjl. Avec avidité celui-ci le resserre , L'enfouit en secret et le rend à la terre.. .
BETTI.
Ah! fuyons ces gens-là. Tu viens de me parler
D'un pays plus heureux où nous pouvons aller,
Ce pays où les gens veuJ^ut qu'on soit utile
A l^ur société. Si la terre est fertile ,
Ils en auront de trop : nous le den^nderons :
Et comme elle est à tous, soudain nous l'obtiendrons.
Us ne donneront rien. Les champs les plus fertiles Ne suffisant qu'à peine aux habitants des villes. ..
BETTl.
Tant pis; car j'aurois bien fravaillé.
BBLTON.
Dans ces lieux On épaigne à ton sexe nn travail odienx.
BBTTI.
C'est que tos femmes sont languissantes, débiles; J'en ai déjà vu deux tout-à«fait immobiles.
Mais pour moi le travail eut toujours des appas; Dans nos champs, dès l'enfance , il exerça mes bras.
BELTON.
Tu ne peux travailler au séjour où nous sommes : L'usage le défend.
BETTI.
Le permet-il aux hommes?
BELTON.
Sans doute il le permet.
B BTTi y avec joie.
Belton , embrasse-moi.
BELTON.
Quoi donc?
Tu me rendras ce que j'ai fait pour toi.
BELTON.
Âh ! c'est trop prolonger un supplice si rude. Vois la cause et l'excès de mon inquiétude.
Va , Betti, j'ai déjà regretté ton pays :
Ici par ces travaux nous sommes avilis.
Vois à quel sort, hélas, nous devons nous attendre ! Des besoins renaissants l'horreur va nous surprendre. Privés d'appuis, de biens, abandonnés de tous, l^'œil affreux du mépris s'attachera sut uqms.