ACTE II, SCÈNE IV. i8i
quelques précautions. Dites-le-moi ; et s'il ne faut pas que je le sache, je ne le. saurai pas.
M. TANDERK FILS.
Je vous suis obligé^ mon père ; je vous le dirois.
M. VAMDERK.
Si vous me trompez, prenez-y garde ; je ferai cabale.
M. VANDERK FILS.
Je ne crains pas cela. Mais ^ mon père, on vient de lire le contrat de mariage de ma sœur : nous l'avons tous signé. Quel nom y avez-vous pris? et quel nom m'avez-vous fait prendre?
M. VABTDERK.
Le vÀtre.
M. VANDERK FILS.
Le mien! Est-ce que celui que je porte?...
M. VANDERK.
Ce n est qu'un surnom.
M. VANDERK FILS.
Vous vous êtes titré de chevalier, d'ancien baron de Savières, de Clavières, de...
Je le suis.
M. VANDERK FILS.
Vous êtes donc gentilhomme?
M. VANDERK.
Oui.
i83 LE PHILOSOPHE SANS LE SAVOIR.
M. taudbrk fils.
Oui!
M. VAKDBRIU
Vous doutez de ce que j« dis?
M. VAKDEBK FILS.
Non, mon père; mais est-il possible?
M. TAHDERK.
Il n est pas possible que je sois {gentilhomme?
H. TANDERK FILS.
Je ne dis pas cela. Mais est-il possible , fiissietvous le plus pauvre des nobles, que vous ayez pris un état?...
M. VANDERK..
Mon HIs, lorsqu'un homme entre dans le monde, il est le jouet des circonstances.
M. VA.NDERK. FILS.
En est -il d'assez fortes pour descendre du YSLUQ le plus distin£;ué au rang...
M. VAKUERK.
Achevez, au rauQ le plus bas.
M. VAHUERK FILS.
Je ne voulois pas dire cela.
M. VAKDERR.
Écoutez : le compte le plus rigide qu'un père doive à son fils est celui de l'honneur qa iLa reçu de ses ancêtres. Asseyez^vous. ( Le père s'assied f le ^Is prend un siège et ne s'assied pas. ) Xai été