ACTE II, SCÈNE IV. i
M. TANDERK FILS.
Gela nempéche pas que le commerce ne soit considéré comme un état...
M. TANDERK.
Quel état , mon fils , que celui d'un homme qui y d*un trait de plume , se fait obéir d*un bout de Tunivers à Fautre! Son nom, son seino; n'a pas besoin, comme la monnoie des souverains, que la yaleur du métal serve de caution à l'en»preihte : sa personne a tout fait; il a si^é, cela suffit.
M. VAIfDERK FILS.
J'en conviens; mais...
M. VANDERK.
Ce n'est pas un peuple, ce n'est pas une seule nation qu'il sert ; il les sert toutes, et en est servi : c'est l'homme de l'univers.
M. VANDERK FILS.
Gela peut être vrai; mais enfin, en lui-même, qu a-t-il de respectable?
M. TAKDERK.
De respectable! Ge qui est légitime dans un gentilhomme, les droits de la naissance ; ce qui fait la base de ses titres , la droiture , Fhonneur, la probité.
M. VANDERK FILS.
Votre seule conduite.) luow ^w^.
i86 LE PHILOSOPHE SANS LE SAVOIR
M. VARDEIIK.
Quelques particuliers audacieux font «rmer les rois, la guerre s*allume, tout s'emlnrase, l'Europe est divisée ; mais ce négociant anglais, hollandais, russe, ou chinois, n'en est pas moins Tami de mon cœur; nous sommes, sur la su»
perficie de la terre, autant de fils de soie qui lient ensemble les nations et les ramènent k la paix par la nécessité du commerce : Toilà , mon fils , ce que c'est qu'un honnête négociant.
M. YANDERK FILS.
Et le gentilhomme donc ? et le militaire?
M. TANDBBX.
Je ne connois que deux états au-dessus du commerçant (en supposant encore qn'il y ait quelque différence entre ceux qui font le mieux qu'ils peuvent dans le rang où le ciel les a placés), je ne connois que deux états, le magistrat qui fait parier les lois, et lie guerrier qui défend la patrie.
M. TANDERK FILS.
Je sois donc gentilhomme ?
M. TABDERK.
Oui , mon fils : il est peu de bonnes maisons à qui vous ne teniez, et qui ne tiennent à yous.
M. TABDERK P1L8.
Pourquoi donc me YaNoir vacVa?