SCÈNE I
M. VANDERK fils, son domestique.
(M. f^anderkjils entre en tâtonnant avec précaution. Il fait ouvrir le volet fermé le soir par Antoine, et regarde par-tout. Le domestique est botté ainsi que son maître , qui tient deux pistolets.)
M. VANDERK FILS.
Eh bien! les clefs?
LE DOMESTIQUE
J*ai cherché par-tout, sur la fenêtre, derrière la porte; j'ai tàté le long de la barre de fer, je n ai rien trouvé ; enfin j* ai réveillé le portier.
M. VÂKDERK FILS.
Eh bien?
LE DOMESTIQUE
Il dit que monsieur Antoine les a.
M. VAHDERK FILS.
Et pourquoi Antoine a-t-il pris ces clefs?
2o4 LE PHILOSOPHE SANS LE SAVOIR.
LE DOMESTIQUE
Je n*en sais rien.
M. VANDERK FILS.
A-t-il coutume de les prendre?
LE DOMESTIQUE
Je ne l'ai pas demandé : voulez-Yous que j*y aiUe?
M. VANDERK FILS.
Non. Et nos cheyaux ?
LE DOMESTIQUE
Ils sont dans la cour.
M. TANDERK FILS.
Tiens, mets ces pistolets à Tarçon, et n'y touche pas. As-tu entendu du bruit dans la maison?
LE DOMESTIQUE
Non, tout le monde dort : j'ai cependant vu de la lumière.
M. VAKDERK FILS.