ACTE V, SCÈNE IX
M. DESPARVILLES.
Oui , morbleu ! il Test.
M. VANDERK FILS.
Je yous présente messieurs Desparviiles.
M. VANDERK.
Messieurs.
M. DESPARVILLES.
Monsieur, je vous présente mon fils... N*étoit-ce pas mon fils, n'étoit-ce pas lui justement qui étoit son adversaire '.
M. VANDERK.
Gomment! Est-il possible que cette affaire...
Bien , bien , morbleu ! bien. Je vais vous raconter.
M. DESPARVILLES FILS.
Mon père, permettez-moi de parler.
M. VANDERK FILS.
Qu* allez-vous dire ?
M. DESPARVILLES FILS.
Souffrez de moi cette vengeance.
M. VANDERK FILS.
Vengez-vous donc.
M. DESPARVILLES FILS.
Le récit seroit trop court, si vous le faisiez, monsieur, et à présent votre honneur est le mien, îl ra(; paroît, monsieur^ qjue vow^ évvcL ■oiNsaix'vckr
struit que mon père Tétoit. Maû voici ce que yoas ne savez pas. Nous nous sommes rencontrés; j'ai couru sur lui , j*ai tiré ; il a foncé mr 1 moi , il m'a dit : Je tire en Tair, et il Fa fait. Écoutez, m'a-t-il dit en me serrant la botte, j*ai cm hier que vous insultiez mon père , en parlant des négociants ; je vous ai insulté. J*ai senti que jV vois tort ; je vous en fais mes excuses. N^étes-vous pas content, éloi^ez-vous et reconmiençoDS. Je ne peux, monsieur, vous exprimer ce qui s'est passé en moi : je me suis précipité de mon cheval, il en a fait autant, et nous nous sommes embrassés. J'ai rencontré mon père, lui à qui, pendant ce temps-là , lui à qui vous rendiez service. Ah ! monsieur.
Et vous le saviez, morbleu! et je parie que ces trois coups frappés à la porte... Quel homme étes-vous? Et vous m'obligiez pendant ce tempslà ! Moi, je suis ferme, je suis honnête ; mais, en pareille occasion, à votre place, j'aurois envoyé le baron Desparvilles à tous les diables.
M. VArfDERK.
Ah ! messieurs , qu'il est difficile de passer d'un grand chagrin à une grande joie ! Messieurs , j'entends du bruit. Nous allons nous mettre à table ^ faites-moi Yhonuexir âiévctdu dîner. Que