SCÈNE XVUI
gotte.
Ah ! tu m'aimes ; je veux bien le croire. Mais il faut avouer que tu es bien simple , avec tes niaiseries.
LAFtBUR.
Quoi donc?
GOTtfi.
Madame, iàr votre respect. Madame, révérence parler. Madaïne^ j*ai eu Thonneu^ â*aUer au bout du corridor.
( Pendant ce couplet, iMJkwr rit, )
LAFLBUB.
Ahl ah!
GOtTE.
Eh! de quoi ris-tu?
LAVLEUB.
Gomment! tu es la. dupe de cela, toi?
GOtTE.
Quoi! la dupe?
LÀVLBUft.
Oui , quaiid je parle comme cela à madame,
Sans doute.
LAFLEUR
Et que je fais le nigaud;
GOTTE
Gomment ?
LAFLEVR.
Je le fais exprès.
GOTTE
Tu le fais exprès?
LAFLEUR
Tu ne sais donc pas comme les maîtres sont aises quand nous leur donnons occasion dédire: Ah! que ces gens-là sont bétes ( ah ! quelle ineptie ! ah ! quelle sotte espèce ! Ils devroient bieo manger de Therbe , et mille autres propos. Cest comme*s'ils disoient à eux-mêmes : Ah ! que j'ai d*esprit! ah! quelle pénétration! ah! comme je suis au-dessus de tout ça! Eh! pourquoi leur épargner ce plaisir-là ? Moi je le leur donne toujours, et tant qu'ils veulent, et je m!en trouve bien : qu'est-c*e que cela coûte ?
GOTTE
Je ne te croyois ni si fin ni si adroit.
LAFLEUB.
J'ai déjà fait cinq conditions; j'ai été renvoyé de chez trois pour avoir fait l'entendu, pour leur avoir prouvé que j'avois plus de bon sens qu'eux. Depuis ce temps-là, j'ai fait tout le contraire, et cela me réussit ; car j'ai déjà devant moi une assez bonne petite somme , que je veux mettre aux pieds de la charmante brodeuse , qui vent bien... (Il veut fembrosscT.^