SCÈNE XVIIl
LAPLBUB.
Et avec cet esprit-là , elle n*a jamais eu la moindre petite affaire de cœur? la, quelque...
GOTTE
Jamais.
LAFLEUB.
Jamais! On dit cependant monsieur jaloux.
• GOTTE
Ah! comme cela , par saillie. Cest elle bien plutôt qui seroit jalouse. Pour lui, il a tort, car c*est presque la seule femme de laquelleje jnrerois, et de moi, s* entend.
LAFLEUR
Ah! sûrement. Mais cela doit te faire une assez mauvaise condition.
GOTTE
Ah 1 madame est fort généreuse.
LAFLEUR
Imagine donc ce quelle seroit, s*il y avoit quelque amourette en campagne. Avec des maîtres qui vivent bien ensemble , il n'y a ni plaisir ni protii. Ah! que je voudrois être à la place de Dubois !
Pourquoi?
LAFLEUR
Pourquoi? Et celte jolie ipetiàOTixvt co&ftxvûâ^
chez monsieur, n'est-ce ricH? Je parie que c est la plus charmante petite intri^e. Monsieur va renvoyer à Paris , il lui louera un appartement, il la mettra dans ses meubles : le Talet-de-chambre fera les emplettes ; c*est tout gain. Madame se doutera de la chose, ou quelque bonne amie viendra en poste de Paris pour lui en parler, sans le faire exprès. Ah! Gotte, si tu as de Tespritfta fortune est faite. Tu feras de boAs rapports > vrais ou faux, tu attiseras le feu, madame se piquera, prendra de l'humeur et se vengera. Croirois-ta que je ne l'ai dit à madame que pour la mettre dans le goût de se venger?
GOTTE
Tu es un dangereux coquin.
LAFLEUR
Bon 1 qn'es-ce queeela fait? Il y a sept ans, dis-tu , que tu es à son service? Il faut qu'on domestique soit bien sot, lorsqu'au bout de sept ans il ne gouverne pas son maître.
OOTTÊ.
Il ne faudroit pas s'y jouer avec madame; elle me jetteroit là comme une épingle.
LA.FLEUR
Voici, par exemple , pour elle une belle occasion : M. Détie.ulette est aimable.