II. DJÉTIECLETTE
Ah! madame, que nai-je ici pour second le colonel d*un régiment dans lequel j*ai servi , le marquis de Clainville !
LA MARQUISE
Le marquis de Clainville? Vous connoissez le marquis de Clainville ?
M. DÉTIEULETTE.
Oui, madame.
{Ici Gotte écoute avec attention. \
LA MARQUISE
Ne vous trompez-vous pas? "^
M. DÉTIEULETTE.
Non , madame. C'est un homme qui doit avoir à présent... oui, il doit avoir à présent cinquante à cinquante-deux ans, de moyenne taille, fort bien prise , beau joueur, bon chasseur, ^prand parieur, savant , se piquant de l'être , même dans les détails; connoissani Xow% V&% ^t\%> v^^^^^^
talents, toutes les sciences, depuis la peinture jusqu'à la serrurerie, depuis l'astrologie jus({a'à la médecine ; d'ailleurs excellent officier, d'un esprit droit , et d'un commerce sûr.
( Ici Gotte sourit. )
LA MAnQtJtSE.
La serrurerie ! Ah ! vous le connoissez.
M. DÉTIEULETTE.
Je ne sais s'il n'a pas des terres dans cette province.
LA MAKQUISE.
Et monsieur de Clainville vous disoit?
M. DÉTIE17LETTE.
Vous le connoissez aussi, madame?
LA MARQUISE
Beaucoup ; et il vous disoit?
M. DÉTIEULETTE.
On m'a dit qu'il étoit veuf, et qu'il alloit se remarier.
LA MARQUISS.
Non , monsieur, il n'est pas veuf.
On le plaifpioit beaucoup de ce que sa femme...
LA MARQUISE
Sa femme?
M. lii.TV^ULETTB.
Avoit la tête un -çew. .. I