SCÈNE XXIll. 3i
clef; vous ne doutez pas qu elle soit de fer. Vous favez bien oPommëe depois avec une fureur et un emportement que je n'attendois pas : mais il n est plus temps. J*ai voulu faire un badinage de ceci, et vous faire demander à vous-même le morceau de fer que vous aviez oublié; mais je vois, et trop tard , que je ne devois pas m*exposer à la singularité de vos procédés. Lisez, monsieur. (J?//e prend le papier^ rompt le. cachet, et le lui donne tout ouvert. Il le prend avec dépit, et tTun air indécis, distrait et confus,) Quant à cette clef que vous demandez, tenez, monsieur, la voici cette clef; ouvrez ce cabinet, ouvrez-le vous-même ; regardez par-tout, justifiez vos soupçons , et accordez-moi assez d'esprit pour penser que, lorsque j'ai la prudence d'y faire cacher quelqu'un, je ne dois pas avoir la sottise de vous le dire.
LE MàRQUiS, confus.
Ah\ madame.
LA MARQUISE
Quoi ! vous hésitez, monsieur? Que n entrezvous dans ce cabinet?^ Je vais l'ouvrir moimême.
LE MARQUIS
Ah ! madame , madame, c'est battre un homme à terre.
3iri LA GAGEURE IMPRÉVUE.
LA MARQUISE
Non, non; ce que je Yoas ai dit est, w doute, vrai.
LE MARQUIS
Ah ! madame , que je suis coupable !
LA MABQUISB.
Eh! non, monsieur, vous ne l'êtes point.
LE MABQUI8.
Madame , je tombe à vos genoux.
LA MARQUISE
Relevez-vous , monsieur.
LE MARQUIS
Me pardonnez-vous ?
LA MARQUISE
Oui, monsieur.
LE MARQUIS
Vous ne le dites pas du profond du cœur.
LA MARQUISE
Je vous assure que je n'en ai nulle peine.
LE MARQUIS
Que de bonté !
LA MARQUISE
Ce n'est pas par boi^é, c'est par raison.
LE MARQUIS
Ah ! madame , qui s'en seroit méfié ? ( En rega (tant le papier.) Oui... oui. G ciel! avec quel! adresse , avec c\\ie)\ft ^\i«»%fc*^^4\ft conduit à A