SCÈNE XXIX. 3a
je dis , je la donne , c'est un vrai présent ; et il ne Fauroit pas, si je connoissois un plus honnête homme.
M. DÉTIEULETTE.
Quoi ! madame, j'aurai le bonheur d*étre votre neveu?
LE MARQUIS
Oui, mon ami, et avant trois jours. Je cours demain à Paris : il y a quelques détails dont je veux me mêler.
M. DÉTIEULETTE.
Mademoiselle, consentez -vous à ma félicité?
ADÉLAÏDE
Monsieur, je ne connoissois pas toute la mienne, et vous avez à présent à m' obtenir de madame.
M. DÉTIEULETTE.
Madame, puis-je espérer...
LA MARQUISE
Oui, monsieur, et j'en suis enchantée. Le del ne m'a point accordé d'enfant, et de cet instantci je crois avoir une fille et un gendre. Monsieur, je vous l'accorde.
ADÉLAÏDE, en donnant sa main.
C'est autant par inclination que par obéissauce.
jal LA GAGEURE IMPBÉVUB.
LE MARQUIS
Gela doit être, (à la marquise.^ Ma nièce charmante.
LA M ARQU18B.
Je suis bien trompée, si mademoiselle n'a[ beaucoup d'esprit; et je suis sûre que, sans é tours, sans finesse, elle n*en fera usage quepo se garantir de la finesse des autres, pour bien: gler sa maison , et faire le bonheur de son ma
M. DKTIEULETTB.
Si mademoiselle avoit besoin d'un modèle, suis assure, madame, qu'elle le trouyeroit vous.
LA MARQUISE
Oui 9 monsieur, oui, monsieur; la finesse n'( bonne à rien. Point de finesse, point de finess on en est toujours la dupe.
LE MARQUIS
Et sur-tout avec moi.
LA MARQUISE
Ah! monsieur de Gloinville, ah! comme j'ai ( tort!
LE MARQUIS
Quoi?
LA MARQUISE
Passons chez vous.