HASSAN, ZAIDE
HASSAN
Vous êtes descendue bien tard, ma chère Zaïdje.
ZAÏDE
Je me sois amusëe à voir du haut de mon pavillon les vaisseaux rentrer dans le port. tTai cru remarquer plus de tumulte qu à Fordinaire. Seroit-ce que nos corsaires auroient fait quelque prise?
HASSAN
Il y a long-temps qu'ils n en ont fait, et en vérité je n'en suis pas fâché. Depuis qu'un chré* 'tien m'a délivré d'esclavage, et m'a rendu à ma chère Zaïde , il m'est impossible de les haïr.
ZAÏDE
Et pourquoi les haïr? parcequ ils ne connoiasent pas notre saint prophète? Ne sont-ila pas assez à plaindre? D'ailleurs je les aime, moi; il faut que ce soient de bonnes gens, ils n'ont qu'une femme ; Je trouve cela très bien, HA88AB, souriant.
Oui, mais en récompense.,.