‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 28 sur 230 · SCÈNE 11. 4i · texte numérisé non relu

SCÈNE 11. 4i

ZAÏDE

Quoi?

HlSSAr.

Rien, {à pt^fi-) Pourqaoi lui dire cela? C'est détraire une idée agréable, {tout haut) J*ai fait vœv élen délivrer un tôak les ans. Si nos gens avoiedt Iak qndqnes esclaves aujourd'lrai, qui est précisément ranmyerssnre de mon mariage, je croifois'^e le ciel bénitma reôonnoissance.

* ZAÏDE

Que j^aime votre libérateur sans le connoitre ! Je ne le verrai jamais... Je me le souhaite pas, au

moins.

hassah;

Son image est à jamais gi»vée dans mon cœur.

Quelle ame!... Si voUs aviez vu... On rachetoit quelques uns de nos compagnons ;j'étois couché à terre; je songeois à vous, et |e. sbupirois; un chrétien s'avance , et me demande la cause de mes larmes. Xai été arraché, lui dis-je; à une maîtresse que j'adore. J'étois près de Fépouser, et je mourrai loin d'elle , faute de deux cents seqnins. A peine eus-je dit ces mots, des pleurs roulèrent dans ses yeux. Tu es séparé de ce que tu aimes, dit-il ; tiens, mon ami, voilà deux cents sequins, retourne chez toi, sois heureux, et ne hais pas les chrétiens. Je me lève svec tra»^«ci^\^\«.-

tombe à ses pieds, je les embrasse ; je prononce votre nom avec des sanglots ; je lui demande le sien pour lui faire remettre son argent à mon retour. Mon ami, me dit-il en me prenant la main y j*ignorois que tu pusses me le rendre. J'ai cru faire une action honnête : permets qu'elle ne dégénère pas en simple prêt, en échange d'argent. Tu ignoreras mon nom. Je restai confondu, et il m'accompagna jusqu'à lif chaloupe, où nous nous séparâmes les larmes aux yeux.

ZAÏDB.

Puisse le ciel le bénir à jamais ! Il sera heureux sans doute, avec une ame si sensible.

HASSAN

n étoit près d'épouser une jeune personne qu'il devoit aller chercher à Malte.

ZAÏDB.

Gomme elle doit l'aimer!

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