‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 4 sur 230 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Puis-je encor jost^nent prétendre à ses secours?

MTLFORD.

L*amoiir et l'amitié vont d'une ard^r commune. D'un amant, d'an ami, réparer la fortune.

BBLTON.

L'amour?...

MTLFORD.

OubUez-Tous qu'Arabelle autrefois Fut promise à vos vœux? Eh ! vous l'aimiez, je crois?

BELTON.

Personne sans l'aimer ne peut voir Arabelle : Mais quand Mowbrai formoit cette union si belle , Quand cet aimable objet à mes vœux fut promis , De l'amour, je le sens , il n'étoit pas le prix. Votre oncl^ ^fiprmissoit une amitié stucëre Qui joignoit ses destins aux destins de mon père; Mais croyez- vous encor qu'il voulut aujourd'hui. Après cinq ans passés...

MYLFORD.

Quoi ! vous doutez de lui?

Vous ignorez pour vous juf qu'où va sa tendresse : Vos malheurs vont hâter l'effet de sa promesse. Les charmes d'Ârabelle augmentent chaque jour : Je lirai dans son cœur : il sera sans détour. Pour vous, voyez mon oncle. Il est d'un caractère Excellent , sans façon, d'une vertu sévère.

La secte dont il est tranche les compliments; Les quakres , comme on sait, ne sont pas fort galants.

BBLTON.

Eh ! depuis si long-temps vous croyez qu Arahe^lU...

MTLFORD.

Répondez-moi de vons; je réponds presse d'elle.

BELTON.

Revenez au pins tôt: un cœur comme le mien Doit, vous n'en doutez pas, goûter votre entretien. Votre oncle m'est fort cher; je l'aime : mais son âge M'impose du respect , et m'interdit l'usage De ces épanchements à l'amitié si doux.

Mon cœur en a besoin et les garde pour vous.

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