‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 57 sur 230 · ACTE 1, SCÈNE II. »i · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE II. »i

ROZBLAME.

{àpatt.) Qui? vous, mon fils!... O deux!

ZBANOia.

Cest pour lai que j'accoar^ soufrez que ma prière Implore vos bcmtés en faveur de mon frère.

Lies enfants des sultans, vous ne l'ignorez pas, Bannis pour commander en de lointains climats. Ne penvefat en sortir sans l'ordre de leur père; Mais cet ordre est souvent terrible, sangiiinaire. Sur le seuil du palais si mon frère immolé...

AOXELAME.

Et voilà de quels soins votre cœur est troublé.

De nos grands intérêts quand mon ame est remplie,

Quand vous devez régler le sort de notre vie !

ZÉAMGIR.

Moi!

ROXÈLANE.

{à part,).

Vous... Ciel î qu'il est loin de eoncevoir mes vanix ! Ceux dont ici pour voils le zélé ouvre les yeux Vous tracent vers le trône un chemin légitime.

ZÉANGia.

Le trône est à mon frère ; y penser est un crime.

ROXBLANB.

Il est vrai qu'en effet, s'il eût persévéré^

S^il eût vaincu l'oigueil dont il est dévoré ,

S'il n'eût trahi Vêtit, yous n'y pouviez prétendre. .

ziAHGIR.

Qui? lui, trahir l'état! O ciel! puis-je l'entendre?

Sa MUSTAPHA ET ZÉAN6IR.

Groyes qu'entet instant , poor dompter mon connoux, J'ai besoin du respect que mon cœur a pour vous. Qui venois-je implorer? quel appui pour mon frère!

Eh bien! prépares-Tous à braver votre père :

Prouvez-lui que ce fils, noirci, calomnié, > D'aucun traité secret à Thamas n est lié ; Que depuis son rappel , ses délais qu on redoute. Sur lui, sur ses desseins ne laissent aucun doute. Mais tremblez que son père aujourd'hui^ dans ces lîepx, N'ait de la trahison la preuve sous ses yeux.

ZÉA'NGIR.

Quoi!... Non, je ne crains rien, rien que la calomnie. Bougissez du soupçon qui veut flétrir sa .vie : Il est indigne , affreux. •

ROXELANE

- Modérez-vous , mon fils.

£h bien! nous pourrons voir nos doutes éclaireis. Cependant vous deviez, s'il faut ici le dire, Excuser une erreur qui vous donne un empire.

Vous le sacrifiez. Quel repentir un jour !...

ZÉANGIR

Moi! jamais.

ROXELANE

Prévenez ce funeste retour.

Quel fruit de mes travaux ! Quel indigne salaire ! Savez-vons pour son fils ce qu'a fait votre mère? Saves-vous quels degrés préparant ma grandeur. D'avance, par mes soins, fondoient votre bonheur? Née, on vous Va pu dire , au sein de l'Italie ,

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