ACTE I, SCÈNE II. S.i
Surprise sur les mers qai baignent ma patrie. Esclave, je paras aux yeux de Soliman :
Je lui pins : il pensa qu'éprise d'un sultan , MlMmorant d'un c^rice, heureuse de ma honte ^ Je brignerois moi-même une défiûte prompte.
Qu'il se yit détrompé ! Ma main , ma pn^re main , Prévenant mon outrage , alloit percer mon sein ; U pâlit à mes pieds, il connut sa maîtresse.
Ma fierté, son estime, accrurent sa tendresse : Je sus m'en prévaloir. Une orgueilleuse loi Défendoit que l'hymen assujettit sa foi; Cette loi fut proscrite, et la terre étonnée Vit un sultan soumis au joug de l'hyménée.
Je goûtai , je l'avoue , un instant de bonheur : Biais bientèty mon cher fils, lasse de ma grandeur. Une langueur secrète empoisonna ma vie.
Je te reçus du ciel , mon amé fut remplie.
Ce nouvel intérêt, si tendre, si pressant, Répandit sur mes jours un charme renaissant; J'aimai plus que jamais ma nouvelle patrie ; La gloire vint parler à mon arae agrandie ; J'enflammai d'un époux l'heureuse ambition :
Près de son nom peut-être on placera mon nom. Eh bien I tous ces surcroîts de gloire , de puissance, C'est à toi que mon cœur les soumettoit d'avance ; c'est pour toi que j'aimois et l'empire et le jour, Et mou ambition n'est qu'un excès d'amour.
ZBANOIR.
Ahl vous me' déchirez! Mais quoi! que faut-il faire? Faut -il trem[3er mes mains daws U %^v\^d,^ tgl^'QlS.i^x». ^
84 MUSTAPHA ET ZÉANGIfi.
Moi qni vondrois pour lai voir le mien répandu?
ROXBLAHE.
Quoi! TOUS FaimeK ainsi? Edeux I quel charme inoomin Peut loi donner for vous cet excès de pimiance?
asANGia.
Le diarme des vertos, de la reconnoitsaiice.
Celui de l'amitié... Vo^f me glacez d'effret.
ROXBLANB.
Adieu.