‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 78 sur 230 · ALI · texte numérisé non relu

ALI

11 le faudroit peut-être :

Mais je viens contre lui m'adresser à son mattre ; Qu'il demeure , il le peut. Sultan , tu ne crois pas Que j'eusse d'un rebelle accompagné les pas.

Ton fils , ainsi que moi , vit et mourra fidèle. J'ai su calmer des siens et la fougue et le zèle; Ils te révèrent tous. Mais, ou craint les complots Que la haine en ces lieux tcame contre un héros .

ii4 MUSTAPHA ET ZÉAN6IR.

« Ah! an moins, disoient-ils, dans leur stcwti nranm

« Ah ! si U Térité oonfondoit l'impostare !

m Si, dëtrompant un maître et cherchant ses regards^

« Elle osoit pénétrer ces terribles remparts !

m Mais la mort pnniroit nn zélé témérairfe. *

On peut près du cercaeil hasarder de déplaire.

Sultan ; d'un vieux guerrier ces restes languissants,

Ce sang dans les combats prodigué soixante ans.

Exposés pour ton fils que tout l'empire adore.

S'ils sauvoient nn héros , te serrîroient encore.

De notre amour pour lui ne prends aucuns soupçons

Cest le grand Soliman qu'en lui nous chérissons;

U nous rend tes vertus, et tu jtermett qu'on l'aime.

Mais craius ses ennemis , crains ton pouvoir suprême

Crains d'étemels regrets et snr^tout un remord.

J'ai rempli mon devoir : ordonnes- tu ma mort?

SOLIMAN

J'estime ce courage et ce zélé sincère.

Je permets à tes yeux de lire au cœur d'un père :

Ne crains point un courroux imprudent ni cmel t

J'aime un fils innocent, je le hais criminel.

Ne craius pour lui que lui L'audace et l'artifice

En moi de leurs fureurs n'auront point un complice.

Contiens dans son deroir le soldat turbulent :

Ijcur idole répond d'un caprice insolent.

Sans dicter mon arrêt, qu'on Fattende en tileBoe.

Tu peux de ee séjour sortir en assurance :

Va, les cttUfB gâaérenx ne craignent rien de moL

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