‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 79 sur 230 · SOLIMAN, LE PRINCE · texte numérisé non relu

SOLIMAN, LE PRINCE

SOLIMAN

Approches : à mon ordre on dai^pM enfin te fendre. J*ai cm qn avant ce jour je pouvois vous attendre.

LB PRIMCB.

Un devoir doaloureax a retenn mes pas.

Une mère, seigneur, expirante en mes bras...

SOLIMAtf.

Elle n'est plus ! je dois des regrets à sa cendre.

LE PRINCB.

Occupée en mourant d'un souvenir trop tendre...

SOLIMAN

C'est assez. Plût au del qu à de justes raisons Je pusse voir cncor céder d'autres soupçons^ Sana que de vos soldats l'audace et l'insolenoe Vinssent d'un fils suspect attester l'innocence !

LB PRINCB. •

Ne me reprochez point leurs transports effrénés, Qu'en ces lieux ma présence a déjà condamnés. Ah ! seigneur, û pour moi l'excès de leur tendresse Jusqu'à l'emportement a poussé leur ivresse, Daignez ne l'imputer^ hélas ! qu'à mon malheur : C'est un funeste sort qui parle en ma fiiveur. Privé de vos bontés, où je pouvob prétendre , J'inspire une pitié plus preMante et |4us tendre.

ii6 MUSTAPHA ET ZKANGIU.

SOLIMAN

Peut-être il vaudrait mieux leur eo inspirer moins : Peut-être qu'un sujet devoit borner ses soins A savoir obéir, à £sdre aimer sa gloire, A servir sans oi^eil, à ne point laisser croire Que ses desseins secrets de la Perse approuvés...

LB PBINCE.

O ciel ! le croyez-vous?

SOLIMAN

Non, puisque vous vivez.

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