SOLIMAN, LE PRINCE
SOLIMAN
Approches : à mon ordre on dai^pM enfin te fendre. J*ai cm qn avant ce jour je pouvois vous attendre.
LB PRIMCB.
Un devoir doaloureax a retenn mes pas.
Une mère, seigneur, expirante en mes bras...
SOLIMAtf.
Elle n'est plus ! je dois des regrets à sa cendre.
LE PRINCB.
Occupée en mourant d'un souvenir trop tendre...
SOLIMAN
C'est assez. Plût au del qu à de justes raisons Je pusse voir cncor céder d'autres soupçons^ Sana que de vos soldats l'audace et l'insolenoe Vinssent d'un fils suspect attester l'innocence !
LB PRINCB. •
Ne me reprochez point leurs transports effrénés, Qu'en ces lieux ma présence a déjà condamnés. Ah ! seigneur, û pour moi l'excès de leur tendresse Jusqu'à l'emportement a poussé leur ivresse, Daignez ne l'imputer^ hélas ! qu'à mon malheur : C'est un funeste sort qui parle en ma fiiveur. Privé de vos bontés, où je pouvob prétendre , J'inspire une pitié plus preMante et |4us tendre.
ii6 MUSTAPHA ET ZKANGIU.
SOLIMAN
Peut-être il vaudrait mieux leur eo inspirer moins : Peut-être qu'un sujet devoit borner ses soins A savoir obéir, à £sdre aimer sa gloire, A servir sans oi^eil, à ne point laisser croire Que ses desseins secrets de la Perse approuvés...
LB PBINCE.
O ciel ! le croyez-vous?
SOLIMAN
Non, puisque vous vivez.