ACTE III, SCÈNE VIII. lai
Abandonner mt traître à son sort déplorable : Voos l'aimiez Tertnenz; onbIiezr>le coupable. Ou , si TOtre amitié lai donne quelques pleurs , Voyez du moins, voyez, à travers vos douleurs , Quel brillant avenir le destin vous présente; Cet éclat des sultans, cette pompe imposante, L'univers, de vos lois docile adorateur.
Et la gloire plus belle encor que la grandeur, La gknra que vos vœux...
ZBANGIR.
Sans doute elle m'anime.
ROXBLANB.
Un trâne ki la donne.
ZÉANGIR
Un trône acquis sans crime.
ROXELANE
Quel crime commets-tu?
ZÉANGIR
Ceux qu'on commet pour moi.
Des attentats d'autrui je profite pour toi.
ZBAHOIE.
Vous le croyez coupable , et c'est là votre excuse.
Mais moi qui vois son cœur, mais moi que rien n'abuse...
ROXELANE
Tu pleureras un jour, quand l'absolu pouvoir...
zéANOia.
A~t-on jamais pleuré d'avoir fait son devoir?
ROXELANE
J'ai pitié , mon cher fils , d'un tel cxc^ d'vNt«»w&.\
122 MUSTAPHA ET ZEANGIF..
Je vois avec quel art, séduisant ta jeunesse , Il a su, plus prudent, par cette illnsion, T*écartant du sentier de son ambition...
ZBANGIR.
Quoi ! vous doutez...
ROXELANE
Eh bien ! je veux le croire, il t'aime.
Ainsi que toi, mon'fils, il se trompoit lui-«iéme ; Vous ignorez tous deux, dans votre aveugle errem, Et le cœur des humains et votre propre cœur.
Mais le temps, d'autres vœux, l'orgueil de la puissance, Du monarque au sujet cet intervalle immense , Tout va briser bientôt un nœud mal affermi, . Et sur le trône un jour tu verras...
ZÉANGIR
Un nmi.
ROXELANB.
L'ami d'un maître! ô ciel ! Ah ! quitte un vain prestige.
ZÉANGIR
Jamais.
ROXELANE
Les Ottomans ont-ils vu ce prodige?
ZÉANGIR
Us le verront.
ROXELANE
Mon (Us, songes- tu daus quels lieux...
Encor, si tu vivois dans ces climats heureux, Qui, grâce à d'autres mœurs, à des lois moins sévères, Peuvent offrir des rois que chérissent leurs frères; Ow , près du maître assis , WiWawls à» mi ^^Vecudeur,