‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 85 sur 230 · ACTE III, SCÈNE Vill. ia · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE Vill. ia

Quelquefois partageant le poids de sa grandeur,

lis vout à deff sujets placés loin de sa vue

De leurs devoirs sacrés rappeler l'étendue ,

Et marchant, sur sa trace, aux conseils, aux combats.

Recueillent les honneurs attachés à ses pas !

Qu'à ce prix, signalant l'amitié fraternelle,

On mette son orgueil à s'immoler pour elle ,

Je conçois cet efibrt. Mais en ces lieux ! mais toi !

ZÉAMGIR.

Il est fait pour mon ame, il est digne de moi.

Est-ce donc on effort que de chérir son frère?

Seroif-ce voie vertu quelque part étrangère?

Ai^e dû m'en défendre? Eh ! quel cœur endurci

Ne l'eût aimé par-tout comme je l'aime ici?

Par-toat il eût trouvé des cœurs aussi sensibles;

Un père, hélas! plus doux... des destins moins terribles.

Non, vous ne savez pas tout ce que je lui dois.

Si mon nom près du sien s'est placé quelquefois.

C'est Ini qui vers l'honneur appeloit ma jeunesse,

Enconrageoit mes pas, soutenoit ma foiblesse.

Sa tendresse inquiète au milieu des combats,

Prodigue de ses jours, m'arrachoit au trépas.

La gloire enfin, ce bien qu'avec excès on aime.

Dont le cœur est avare envers l'amitié même.

Lui sembloit le trahir, et manquoit à ses vœux.

Si son éclat, du moins, ne nous couvroit tous deux.

Cent fois...

ROXELAME.

Ah! c'en est trop: va, quoi qu'il ait pu fiiire. Tu peux tout acquitter par le sang de ta mère.

ZÉANGIR

Ociel!

ROXBLANB.

Oui, par mon sang: lui seul doit ezfkier Des affronts que jamais rien ne fait oublier. - Sous les yeux de son fils , ma rivale en silence» Vingt ans de ses appas a pleuré l'impuissanœ. Il la Tne tzh^er dans ses derniers soujârs L'amertume et le fiel de ses longs déplaisirs. Il revient poursuivi de cette affreuse image; Et lorsque mon nom seul doit exciter sa rage» Il me voit, calme et fière, annonçant mon desitliit Lui montrer son forfait attesté par son seing» Dis-moi si pour le trône élevé dès l'enfance. Le plus fier des humains oubliera cette offema.

ziANOIR.

Je vais vous étomier : le plus fier des humains Verrait, sans se venger, la vengeance en ses mains. Le phu fier des humains est encor le plus tendre... Je prévoyois qu'ici vous ne pourriez m'entendre; Mais, quoi que vous pensiez, je le connois trop bien...

ROXBLANE.

Insensé !

ZBAM61R.

Votre coeur ne peut juger le sien ; Pardoiuies. Mon respect frémit de ce langage; Mais vous concevez mal qu'eu pardonne un outrage : Un autre l'a conçu. Je réponds de sa foi, Bt vos jours sont sacrés pour lui comme pour moi ; // Mit trop qu'à ce coup je ne ipouxTisis survivre.

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