ACTE IV, SCÈNE VI. i4i
Vous ▼miles par sa mort assurer mes des lins ,
Et des pièges qa'id l'amitië me présente
Garantir, par pitié, ma jeunesse imprudente.
Vous croyez que vos soins, en m'immolant ses juins ,
M'affligeot un moment pour me servir toujours ;
Que, dans 1 art de régner sans doute moins novice ,
Je sentirai le prix d'un si rare service.
Et que j'approuverai dans le fond de mon cœur
Un crime malgré moi commis pour ma {grandeur.
OSMAN
Moi, seigneur! que mon ame à ce point abaissée...
ZÉANGIR
Vons le menez en vain, telle est votre pensée. Vons attendez de moi le prix de son trépas , Et même en ce moment vous ne me croyez pas.
Quoi qu'il en soit, visir, tâchez de me connoitre; D'nn écneil à mon tour je vous sauve peut-être : Ses dangers sont les miens , son sort féru mon sort. Et c'est moi qu'on trahit en conspirant sa mort. Vous-même redoutez les fureurs de ma mère ; Tremblez autant que moi pour les jours de mon frère : A ce péril nouveau c'est vous qui les livrez ; Je vous en fais garant , et vous m'en répondrez.
OSMAN, seul.
Quel avenir, ô ciel ! quel destin dois-je attendre !
42 MUSTAPHA ET ZÉAN61R.