‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 98 sur 230 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SOLIMAN, LE PRINCE, ZÉANGIll, OSMAN.

OSMAN

Paroissez :

Le trône est en péril , vos jours sont menttcés. Transfuges de leur camp, de nombreux janissaires , Des forean de l'armée insolents émissaires , Dans les murs de Byzance ont semé leur terreur. Séditieux sans chef, unis par la douleur.

Ils marchent. Leur maintien , leur silence menace. En pâlissant de crainte , ils frémissent d'audace : Leur calme est effrayant; leurs yeux avec horreur Des remparts du sérail mesurent la hauteur.

"Di^, devançant l'heure aux prières marquée, Les flots d'un peuple immense inondent la mosquée. Tandis que dans le camp un deuil séditieux D'un désespoir farouche épouvante les yeux , Que des plus forcenés l'emportement funeste Des drapeaux déchirés ensevelit le reste; Comme si leur courroux , en les foulant aux pieds , Venoit d'anéantir leurs serments oubliés.

Montre£-vous, imposez à leur foule insolente.

SOLIMAN

J'y cours : va, pour toi seul un ]H;rc s'épouvante.

i4o MUSTAPHA ET ZÉAN61R.

Frémis de moB danger, ffémk de leUf Ittreur ;

Et sur-tout hAs des vœux poar me rsvoir Tanqnctr.

LB PRltfCE.

Je fais plus ; sans frémir je derlens lettr otage : J'aime à l'être, seigneur; je dois ce témoignage A de braves guerriers qu'on veut i^ndre suspects. Quand leur douleur soumise atteste leurs respects. Ah! s'il m'étoit permis! si ma vertu fidèle Pouvoit, à vos côtés désavouant leur zélé , Se montrer* leur apprendre , en signalant ma foi , Comment doit éclater l'amour qu'ils ont poul^ fltoi!

SOLIMAR, moment de silence.

Gardes, qu'il soit oonduit dans l'enceinte sacrée, Des plus audacieux en tout temps révérée.

Qu'au fidèle Nessir ce dépôt soit commis.

Va, mon destin jamais ne dépendra d'un file.

Visir, à ses soldats, aux vainqueurs de l'Asie Opposes vos guerriers , vainqueurs de la Hongrie ; Qu'on soit prêt k mareher à mon commandement. Veillez sur le sérail.

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