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PORTE INTERIEURE DU TEMPLE IVEMITSU, NIKKO,
MURS DU TEMPLE IYEYASU, NIKKO,.
prenant un jinrikisha, il arrive au bout de dix kilomètres à Ikao, centre de la région séricicole de Joshu. On y trouve des hôtels européens excellents, et des bains chauds d’eau minérale fréquentés par Ja bourgeoisie japonaise, qui y fait ses cures restant des journées entières dans l’eau, écrivant, jouant et mangeant sur des tables flottantes. La rue du village est pleine de boutiques où l’on vend des ustensiles en bois, et on y trouve d'excellentes pâtisseries. Les alentours offrent de superbes points de vue et de délicieuses excursions. Un bon marcheur qu’une distance de cent-dix kilomètres n’effraierait pas, peut avec un guide rentrer à Nikko à travers les montagnes, mais il ne doit pas emmener de femmes.
La culture du riz s'étend partout dans les alentours des vilies, le long dés routes et des chemins de fer, et l’on se familiarise vite avec les rizières submergées, les tiges vertes s'étalant par bandes immenses, ou les meules de riz mûr aux épis festonnés.
Les plantations de thé se voient sur tout le parcours du chemin de fer de Tokaïido et au sud de Kioto. La préparation des feuilles de thé et sa mise en boîte pour l'exportation sont intéressantes à voir à Yokohama ou à Kobé.*
én allant en chemin de fer d'Awamori à l'extrémité nord de l’île jusqu’à Hokodate, le touriste se trouvera à proximité des villages d’Aino, où les derniers représentants des anciennes races du Japon se sont refugiés.
Le voyageur faisant le trajet entre Tokio et Kioto, peut en prenant le train de bon matin arriver à destination le mème jour vers minuit, ou, s’il pérfére faire arrèt pendant ce long trajet, passer la nuit à Shidzuoka ou Nagr»a et visiter ces importants SHIDZUOKA. chefs-lieux. Il n'y a pas de wagons-lits, et dans la saison d'été il n’est pas toujours facile d’avoir une banquette à soi tout seul pour y passer la nuit. A Shidzuoka, l'hôtel est en face de la gare. Il ya un vieux temple intéressant à voir, ainsi que les ruines d’un vieux château entouré de fossés. Les touristes sont assaillis par des marchands de délicieux paniers d’une légèreté incroyable, dont cette ville a la spécialité.
Le trajet en jinrikisha, de la station de Nagoya à l'Hôtel Etranger, situé au cœur même de la ville, prend vingt minutes. Le grand tremblement de terre d'Octobre, 1891, tordit tellement les poutres de l’escalier conduisant au château, que les NAGoYA. visiteurs, pendant un certain temps, se virent dans l’impossibilité de monter les escaliers et de jouir de la vue du panorama de la plaine et de la baie d'Owari. Le temple bouddhiste et la manufacture de cloisonné sont les principales vues intéressant le touriste, et les rues et les magasins présentent des scènes de la vie sociale japonaise non encore affectées par les progrès de la civilisation étrangère. Quiconque a à cœur d'étudier le pays et le peuple japonais devra nécessairement abandonner la grande route à Nagoya, et, traver-
* Voir: Jinrikisha Days in Japan, pages 350-58.
sant la baie à Yokkaichi, faire un pélérinage au sanctuaire sacré de Yamada en Ise, le berceau et le reliquaire du culte Shinto. ‘Tout l'été des pélerins dévots se rendent portant des bâtons munis de grelots à travers les bosquets sacrés d’Ise, et la plus grande partie du vieux Japon se meut dans cette province.
Les ports d’escale réguliers des steamers du Pacifique Canadien sont Yokohama, Kobé, Nagasaki, Shanghaï et Hong Kong. Le touriste ; : peut se rendre par le steamer local à Kobé et par la AKOBE. Mer Intérieure à Nagasaki. Vingt-quatre heures après leur départ de Yokohama ces steamers entrent dans la Mer Intérieure et viennent jeter l'ancre à Kobé, la colonie étrangère attenante à l’ancienne ville de Hiogo. Le touriste peut aussi se rendre à Kobé d’une manière plus rapide en prenant le chemin de fer de Tokaido, ou il peut descendre à Nagoya, traverser le Lac Biwa, visiter Kioto, Nara et Osaka avant de reprendre le bateau. Kobé-Hiogo, le second port d'exportation de l'Empire, a actuellement une population dépassant 90,000 âmes, est fort pittoresque et, la nuit,