ACTE PREMIER
METZLER et SES HOMMES, avec un gros rire*
Ah ! ah !^
RASPONI
Charmant !
GALE A s, à Conrad.
BouiTon, va, fais rire ta bande.
Rien ne peut m'émouvoir.
CONRAD
Rien? Bah ! si Ton voulait...
GALÉAS
Essaie un peu.
CONRAD, montrant Bianca.
Ludwig, est-ce qu'elle te plaît, Cette fille?
LUDWIG
Ma foi 1
CONRAD
Prends-la. Je te la donne.
(Ladwig l'empoigne et la retient à bras-le^orps.) GALÉAS
Infâme!
RINALDA
Ahl monseigneur...
SIANCA
Grand Dieu 1 Sainte Madone!
Venez à mon aide l
CONRAD, àGaléas.
Hein ? tu n'es plus si fier, toi?
BIANCA, à 6on pore, de loin, toujours tenue par Ludwjg.
i^ère, je me tûrai.
R I N A L D A } dcscendaut une marche.
La pauvre enfant !
G A L E A Sy les mains toujours liées dcrriôro le dot, et tolidement
par deux gardes.
Eh ! quoi I Vous la plaignez, madame! Ahl qu'importe sa vicl Ce qui vous fait pitié devrait vous faire envie. Quand on porte un nom pur, mieux vaut mourir, vraiment. Que le déshonorer d'un vil accouplement, Que subir dans la honte et la scélératesse fjcs baisers du vainqueur, entendez-vous. Altesse? Vous que nos ennemis peuvent nommer leur sœur. Vous, fille d'opprimés, femme de l'oppresseur.
CONRAD, horsdeluL
Vengeance! A la torture! Et qu'il râle, et qu'il grince I
R 1 N A L D A, le retenant.
Monseigneur I
RA8P0NI, descendant sur la place, en donnant les signes de la plus -violente indignation.
Insulter de la sorte le prince Et Son Altesse!... Drôle 1 Ordure!... Qu'un soufflet...
(Il soiiTIlelte Gal«Sas brutalemeot.) LA FOULE
Oh!
(fiiaatft échappe à Laflwig, et rient baiser la joue souffletée de son pèr«.