ACTE DEUXIÈME
S T R A D A y l'entratnaut pou à peu dehors, vers le sentier d« g&ueie
Viens, d'autres te diront comment elle garda
La fot jurée, et qu*à ton Kizzo, le pauvre être,.
Elle apprend dans la honte à devenir un traître. ,^
Ah! si j'avais un doute (un seul doute, entends-tu?) * '
Pourrais-je t'inspirer cette atroce vertu
D'être juge et bourreau d'une amante chérie,
Moi, dont le rêve est fait d'espérance qui prie,
Rfoi, l'homme de pitié, dont le bras impuissant
Se sécherait d'horreur à répandre le sang!
Cette faiblesse, hélas! quelquefois j'en ai honte.
C'est pour te l'épargner qu'ici je la surmonte,
Et que j'ose, cruel aujourd'hui sans remord,
Plaider contre l'infâme et demander sa mort.
Tu dois y consentir. Cette rouge rosée,
La palme qui t'attend veut en être arrosée.
Viens! Et de Rinalda sachant la trahison.
Tu verras qu'elle est seule à boucher l'horizon
Entre ton noble effort et l'aube qui se lève; ,.,
Tu comprendras qu'il faut en finir par le glaive;
Et, pour frapper ce coup saintement inhumain.
Le glaive fleurira de lui-même, en ta main.
4* PAR LE GLAITK