‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 44 sur 120 · ACTE DECXIËHE · texte numérisé non relu

ACTE DECXIËHE

Nott pour voua accorder, que voua êtes Ici T Bavenae, tes tîU lea meilleurs, les voici.

Avant d'avoir chassé le tyran de la ville.

Ils sont déjà tout prêts à la guerre civile.

Les leçons du passé ne leur ont rien appris.

Toujours [a mâme haine et le même mépris L'un pour l'autre ! Toujours cette lulle intestins D'où viennent tous les maux de la race latine, Duel rratrtcido, qui fournit aux étrangers L'enclume et le marteau dont nos fers sont forgés.

VANETTO

Hais qu'es-tu donc, toi qui nous parles de la sorte!

Rien par moi-même; tout, par la foi que j'apporte.

Je ne suis ni bourgeois, ni gentilhomme, uoni

Le parti que je sers n'a pas même de nom.

C'est celui des petits, des humbles, de la foule.

Le ciel, l'air qu'il respire et le pavé qu'il foule.

Il n'a pas d'autres biens. Certes, vous avez mieux ;

Hais en lui chante l'&me obscure des aïeux;

Hais dans sa pauvre chair, toujours lasse et meurtrie,

Fleurit, toujours nouveau, le sang de la patrie.

Et c'est pourquoi ces gens sans titre et sans pouvoir,

lia ont le droit de vous dicter voire devoir;

Et mot qui ne suis rien, mais qui les représente.

C'est pourquoi, flagellant votre œuvre malfaisante,

Je dis que votre poste est par vous déserté

Pour des dissensions où meurt la liberté;

Et c'est pourquoi, bourgeois et nobles, tous en t&ale,

Vous devez accepter que je parle à voix haute;

Car c'est ma conscience et la vôtre à la fois.

Et le coeur du pays, qui parlent par ma voix.

i)i PAR LE GLAIYK

- ' ' GALÉAS "

U a raison.

GHERARDI

C'est vrai.

Vos intérêts contraires, Vous les ferez valoir plus tard, ô mauvais frères I Mais l'héritage, avant d'en disputer le prix, Arrachez-le d'abord aux voleurs qui l'ont pris; Abjurez pour ce but sacré votre querelle; Ne songez qu'à Ravenne; oubliez toiit pour elle; Ne l'affaiblissez plus en vous désunissant.

Et donnez-vous la m^in, ô fils du même sang I

GALÉAS, tendant les bras à GberardL

Gherardi !

GHERARDI9 môme jeu.

Galéas !

(De toutes parts, les nobles et les bourgeois s'embrassent.)

STRADA

fraternelle étreinte!

Pour que la flamme en vous n'en soit jamais éteinte^ A ce bûcher d'amour brûlez tous vos vieux droits 1 Sur l'Évangile ouvert et sur le glaive en croix, Jurez-le !

TOUS

Oui, nous le jurons!...

(Avec enthousiasme.)

Vive Ravenne I

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