SCÈNE III STRADA, GALÉAS
G A LÉ AS, rentrant
Tous sont partis.
STRADA
Bien... L'heure approche 1 Je frissonne.
11 ne reste personne à la maison ?
GALÉAS
Personne.
STRADA
Le moine, envoyé par Guido, n'est pas là ?
' GALEAS, après avoir regardé par le judas de la porte à (Jroi'.e.
Là!
àCTE DEUXEEHS STHADÀ
GALÉA8
, II prie.
(RtiBDsat & Blmdi. ;
Et nous?
STRADÀ
Prions aussi t.. . Seigneur, aeeordez-noua comme un divin service Oe rempiir puremeat notre sinistre oHice I
GALÉAS
Quel ofBce ?
STH&DA
Une chose atroce, en vérité :
Trahir ies saintes lois de l'hospitalité Etriure devant Dieu paraître une &me humaine.
GALÉAS
Tuer Rinalda I
STRADA
Oui. Si ta fllle l'amène, C'est dans ce but. J'ai dû, sans lui dire pourquoi- Lui conGer ce rôle infâme.
GALÉAS
Soit!
Et toi.
L'acceptes-tu, le rOle affreus qu'on te confle; Mettre à mort Rinalda qui t'a sauvé la vieî Guido l'a condamnée.
Et juste fut Tarrêt.
Donc, à Texécuter, sans remords, je suis prêt. Sous mon toit, par mes mains, que justice soit faite ! Quand il venge un pays, le crime est une fête.
(On entend le bruit de la porte d'en|ba8 qui se referme.) STRADA
Écoute !... On vient. C'est elle?
GALEAS, qui a eouru vers] la porte pour écouter*
Oui.
STRADA
Déjà!... Ho!... Mets-toi Près de la porte.
(Il désigne la porte de gauche.)
GALÉAS
Bien! •
(Galéas se poste de fliçoa que, ea ouvrant, la porte se rabatte sur lui et le masque.)
STRADA
Ouvre !... Répétez-moi, Seigneur, que la besogne est pure et légitime Et qu'à Tautel du peuple il faut cette victime I