‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 7 sur 120 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Je pus auprès de lui prier quelques moments Tandis qu*on lui donnait les derniers sacrements. 11 râlait quand je dus sortir avec le prêtre.

{Aprôs un silence.)

Mais nous avons Rizzo, son frère...

GALÉAS

Un futur traitret

PETRUGCIO

11 a huit ans*

Il vit chez Conrad, au palais, Pêle-mêle parmi ses ribauds, ses valets, Apprenant à lécher la main qui nous opprime.

Pauvre enfant qu'on nourrit avec le pain du crime. Et qui ne voit partout dans sa propre maison Que l'exemple du vice et de la trahison!

(Strada vient s'accoter à la porte ouverte de l'aaberge, et il écoate.)

Qui donc lui donnerait une âme patriote?

Son oncle Rasponi peut-être, iscariote

Qui sans remords, sans honte, à Conrad nous vendit»

Si méprisé, qu'il lest même par ce bandit!

Est-ce sur Rinalda qu'il doit prendre modèle.

L'infâme Rinalda, doublement infidèle.

Parjure à son pays, parjure à son amant,

Elle qui, fiancée à Guido par serment,

Aussitôt que la mort de Guido fut certaine,

Eut le cœur d*épouser Conrad, un capitaine

De brigands, un Souabe, un despote étranger

Vautré sur ce pays qu'il venait d'égorger?

PETRUCCIO

Calme-toi, Galéas, et rentrons, je t'en prie.

Ohl quel rêve! Être jeune, et sauver la patriet

PETRUCGIO ,

Nos fils la sauveront.

GALÉAS

Je n'en ai pas. Je n'ai Que ma Bianca...

PETRUCGIO

Par qui ton bras est enchaîné.

GALÉAS

Ma chère fille I

PETRUCGIO

Ainsi chacun a ses entraves, Tu vois bien; et cela rend prudents les plus braves.

GALÉAS

C'est vrai, Petruccio, je suis un lâche aussi.

PETRUCGIO

Non, bien sûr, lu n'es pas un lâche, Dieu merci) Ni moi non plus, ni ces jeunes gens, ni personne. Mais on vit, on attend.

GALÉAS

Quoi donc?

PETRUCGIO

Que l'heure sonne.

Ohf l'entendre, et mourir de joie en l'entendant! Voir ce Conrad...

Pa ealead li toU d'an itrogne chantant dans la raelie en eonti t'ha^it, à droite.)

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