SCÈNE III Les Mêmes, LUDWIG, LâURA, BETTINA
L U W I Gy Wre, donnant le bras aux deux femmes.
(Il arrive au fond, par la droite, en acbeyant sa chanson.)
Battez, tambours ! C'est pour la gou^ Et pour le vin, plan rataplan !
Les bouteiUes ont le col rouge ; Les filles l*ont blanc.
(A Petruccio.)
Eh! bonhomme!
PETRUGGIOy masquant Galéas qui fait un mouvement.
Laisse !
(Au soudard.)
Que voulez-vous?
LUDWIG
Sais-tu comme on me nomme?
PETRUGGIO
Noiu
LUDWIG
Ludwig perce-ventre.
PETUUCGIO
Ah!
LUbWIG
Donc, tu vas, barbon, Me servir de ton vin, et gratis, et di| bon.
Pour moi d'abord, beaucoup, puis pour ces deux donzelles
(Il descend les marches en trébuchant,.}..
Qui le long de mes flancs battent comme des ailes.
G A LE A s, 0e levant indigné.
C'est du vin que tu veux? Je n'en suis pas marchand.
LUDWIG
11 me tutoie! Oh! oh!
(Il cherche la ganfe de son épée.) BETTINA, àsa droite, le retenant.
Ne fais pas le méchant.
L AU R A, à sa gauche, le tirant vers rauherge
Viens boire !
BETTINA
Tu n'as donc plus soif?
LUDWIG
Nombril du pape Moi^ n'avoir plus soif, moi! Tiens, pour la peine, attrape!
(Il loi donne une bourrade^ GAÎiÉAS, àPetruccio.
Dire que cette fîlle est de Ravenne!
(Beltina, en se sauvant devant la bourrade, est allée jusqu'à 1 a endtre de auberge, et, entendant de la musique, a poussé le volet.)