‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 99 sur 120 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

Depuis assez longtemps, et trop, je les supporte. Souffrir ce dernier coup, non!

CONRAD

Ouvrez cette porte.

RINALDA

Non, car ma volonté, c'est qu'elle reste ainsi^

(En passant devant Conrad et allant vers la fenêtre.)

Close, et pour toujours. ,

CONRAD, stupéfait.

Quoi? Gomment cela?

Voici !

(D'une Toiz haute et rapide.)

Disparais sous les flots qui battent ces murailles. Clef maudite !

(Elle jette, par la fenôtre, la clef dans le torrent. Conrad a bondi veri elle, mau n'a pu arriver à temps poar l'en empêcher.)

CONRAD, après un moment de stupeur.

Qu'avez-vous fait?

RINALDA

Les funérailles De vos soupçons, je pense, et de mon juste orgueil. Dans ce caveau sans clef je les mets au cercueil. Et maintenant, si rien n'apaise votre rage, Si vous voulez, par un inexpiable outrage, Vous rendre absolument indigne à tout jamais D'un pardon que dans ma pitié je vous promets. Libre à vous I Donnez Tordre, et qu'on brise la portel Ce tombeau violé, pour vous je serai mortp •

Ety sans retour possible à de nouveaux accords» Du pacte qui le tient j'affranchirai mon corps.

CONRAD, niant

Oh!...

RINALDA, hautaines

Eh bien?.., j'attends.

C N R A D I allant et Tenant, affole^

Moi, torturé de la sortes Hoif... Que faire?... Ohl...

RINALDA

J'attends.

CONRAD, en une violentt ezpIoiIiML

Dehors! Tous! Qu'on sorte!

Allez-vous-en! Pourquoi ces gens son^ils ici? Laissez-moi seul ! Je veux rester seul.

(En désordre, par groupes terrlflés, les porteon de torches et las gardes toot

sortis.)

(A. Riiidlda.)

Vous aussi, Sortez I

RINALDA, dâeontenaneée.

Hais...

CONRAD

Oh! soyez tranquille!... C'est infâme.

C'est lâche; mais, soit, soit! J'accepte...

(A.Tec nne ironie terrtt>Ie^

Je proclame

Page 1