‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 10 sur 123 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES MÊMES, VENTURA, PASOl ALE, puis Les Autres, BALBO

VENTURA, par la fenêtre oarerte.

Ohé!

Laura! Bettina!

BETTINA et LACRA

Toil

VENTURA, santant par la fenêtre, et appelant ses camarades qui le suivent.

Des femmes! Évohé!

(U aperçoit Ludwi$:.\

Diable! un soudard!

BETTINA

Eh bien! Après?... Quoi! Ça te semble Honteux, de nous voir rire et festoyer ensemble? Rengaine tes sermons! Ils seraient superflus! L'argent n'a pas d'odeur, ni les baisers non plus.

LUDWIG

Si! Les miens sentent bon; car ils fleurent la vigne, K'est-ce pas?

(Il l'embrasse.;

BETTINA

Sûr!

(A Tenturm.)

Voyons, ne prends pas cet air digne, Ainsi qu'un vieux portrait de l'un de tes aïeux. Bois plutôt avec nous, mon cher, tu feras mieux. Va, nos vainqueurs sont des hommes comme les autres

12 PAT. LE GLAIVIt

PASQUALE

II est doux?

B ET TIN A, allant passer 8a main dans la grande barbe de Ludwig.

Un mouton.

LUDWIG, souriant béatement.

Mouton !

PASQUALE

Qu'il soit des nôtres, Ma foi !

(Strada et la chanteuse s'en vont après avoir rctti une aumône de Ventura. Ht traversent la place de droite àgauclie.)

VENTURA, à Balbo.

Bah!... Verse!

LUDWIG, flairant lo gobelet plein qu'on lui a tendu.

Humplir!

VENTURA, à Laura qu'il lutine depuis un moment. ,

Puisqu'il boit, un baiser !

(H l'embrasse.) • PASQUALE, choquant son gobelet contre celui de Ludwig.

A ta santé !

G A L É A A Petruccio.

Comment! ils vont fraterniser!

Viens, rentrons. Mon dégoût passe encor ma colère. C'est trop, quand le bourreau du peuple est populaire.

(Après avoir refusé de donner l'aumône que lui demande la chanteuse, il rentre dans sa maison avec Petruccio, taudis que la chanteuse et Slrada s'en votit par la ruelle en co»ire-bas à gauche.)

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