SCÈNE IV
LES MÊMES, VENTURA, PASOl ALE, puis Les Autres, BALBO
VENTURA, par la fenêtre oarerte.
Ohé!
Laura! Bettina!
BETTINA et LACRA
Toil
VENTURA, santant par la fenêtre, et appelant ses camarades qui le suivent.
Des femmes! Évohé!
(U aperçoit Ludwi$:.\
Diable! un soudard!
BETTINA
Eh bien! Après?... Quoi! Ça te semble Honteux, de nous voir rire et festoyer ensemble? Rengaine tes sermons! Ils seraient superflus! L'argent n'a pas d'odeur, ni les baisers non plus.
LUDWIG
Si! Les miens sentent bon; car ils fleurent la vigne, K'est-ce pas?
(Il l'embrasse.;
BETTINA
Sûr!
(A Tenturm.)
Voyons, ne prends pas cet air digne, Ainsi qu'un vieux portrait de l'un de tes aïeux. Bois plutôt avec nous, mon cher, tu feras mieux. Va, nos vainqueurs sont des hommes comme les autres
12 PAT. LE GLAIVIt
PASQUALE
II est doux?
B ET TIN A, allant passer 8a main dans la grande barbe de Ludwig.
Un mouton.
LUDWIG, souriant béatement.
Mouton !
PASQUALE
Qu'il soit des nôtres, Ma foi !
(Strada et la chanteuse s'en vont après avoir rctti une aumône de Ventura. Ht traversent la place de droite àgauclie.)
VENTURA, à Balbo.
Bah!... Verse!
LUDWIG, flairant lo gobelet plein qu'on lui a tendu.
Humplir!
VENTURA, à Laura qu'il lutine depuis un moment. ,
Puisqu'il boit, un baiser !
(H l'embrasse.) • PASQUALE, choquant son gobelet contre celui de Ludwig.
A ta santé !
G A L É A A Petruccio.
Comment! ils vont fraterniser!
Viens, rentrons. Mon dégoût passe encor ma colère. C'est trop, quand le bourreau du peuple est populaire.
(Après avoir refusé de donner l'aumône que lui demande la chanteuse, il rentre dans sa maison avec Petruccio, taudis que la chanteuse et Slrada s'en votit par la ruelle en co»ire-bas à gauche.)