‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 101 sur 123 · ACTE CINQUIÈME lil · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME lil

PETRDCCIO

Mon!... Il semble inquiet.

MANETTO

Ne l'es-tu pas, toi?

PETRCCCIO

Ccrls !

Quatre heures qu'on attend, cela vous déconcerte.

MA N ETTO, se levant et regardant ver^ !» fond.

Le temps passe. Voici bientôt le jour qui poind. Kt Guido ne vient pas.

G A L E A s, d'une voix forte.

Guido ne viendra point.

s T l'i A D Af se retournant.

Que dis-tu, Galcas?

GALÉAS

Je dis ce que je pense.

Je dis qu'il est perdu, que c'est la récompense De son coupable amour à qui tout dut céder, El de notre faiblesse à ne pas l'en garder. Ah! croire en lîinalda, n'était-ce pas démence? Ce qu'elle a fait jadis, elle le recommence, Vuilà tout.

MANETTO

Elle aurait trahi !

GALÉAS

J'en suis certain.

STRADA, descendant en scène.

Non, non, ce n'est pas vrai. Vous verrez qu'au malin.

GALF.AS, très agité et agitant tout le monde.

Au malin! Je ne puis altendre davantage, Moi ! Le sort de Guido, ma fille le partage. Y songes-tu? Bianca, ma fille, mon enfant! Penser qu'elle est là-bas, que nul ne la défend, Qu'elle est en butte à tout, seule dans ce repaire, Qu'à cette heure peut-être elle appelle son père! Ah ! s'il n'est pas trop tard déjà, secourons-les l Pourquoi rester ici, sans rien faire? Au palais! Donne l'ordre. Marchons.

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