ACTE CINQUIÈME lil
PETRDCCIO
Mon!... Il semble inquiet.
MANETTO
Ne l'es-tu pas, toi?
PETRCCCIO
Ccrls !
Quatre heures qu'on attend, cela vous déconcerte.
MA N ETTO, se levant et regardant ver^ !» fond.
Le temps passe. Voici bientôt le jour qui poind. Kt Guido ne vient pas.
G A L E A s, d'une voix forte.
Guido ne viendra point.
s T l'i A D Af se retournant.
Que dis-tu, Galcas?
GALÉAS
Je dis ce que je pense.
Je dis qu'il est perdu, que c'est la récompense De son coupable amour à qui tout dut céder, El de notre faiblesse à ne pas l'en garder. Ah! croire en lîinalda, n'était-ce pas démence? Ce qu'elle a fait jadis, elle le recommence, Vuilà tout.
MANETTO
Elle aurait trahi !
GALÉAS
J'en suis certain.
STRADA, descendant en scène.
Non, non, ce n'est pas vrai. Vous verrez qu'au malin.
GALF.AS, très agité et agitant tout le monde.
Au malin! Je ne puis altendre davantage, Moi ! Le sort de Guido, ma fille le partage. Y songes-tu? Bianca, ma fille, mon enfant! Penser qu'elle est là-bas, que nul ne la défend, Qu'elle est en butte à tout, seule dans ce repaire, Qu'à cette heure peut-être elle appelle son père! Ah ! s'il n'est pas trop tard déjà, secourons-les l Pourquoi rester ici, sans rien faire? Au palais! Donne l'ordre. Marchons.