‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 26 sur 123 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

STR AD A j l'entraînant peu à peu dehors, vers le sentier de gauche.

Viens, d'autres te diront comment elle garda La foi jurée, et qu'à ton Kizzo, le pauvre être, Elle apprend dans la honte à devenir un traître. Ah! si j'avais un doute (un seul doute, entends-tu?) Pourrais-je t'inspirer cette atroce vertu D'être juge et bourreau d'une amante chérie, Moi, dont le rêve est fait d'espérance qui prie. Moi, l'homme de pitié, dont le bras impuissant Se sécherait d'horreur à répandre le sang! Cette faiblesse, hélas! quelquefois j'en ai honte. C'est pour te l'épargner qu'ici je la surmonte, Et que j'ose, cruel aujourd'hui sans remord, Plaider contre l'infâme et demander sa mort. Tu dois y consentir. Cette rouge rosée, La palme qui t'attend veut en être arrosée. Viens! Et de Rinalda sachant la trahison, Tu verras qu'elle est seule à boucher l'horizon Entre ton noble ettbrt et l'aube qui se lève; Tu comprendras qu'il faut en finir par le glaive; Et, pour frapper ce coup saintement inhumain, Le glaive fleurira de lui-même en ta main.

(Rideau.)

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