‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 59 sur 123 · SCÈNE III Les Mêmes, CONRAD · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les Mêmes, CONRAD

CONRAD, entrant à droite.

Eh bien! votre espiègle, il a rendu l'épée?

R I ZZO, la prenant sur la table et la jrtaut par icrre arec mépris.

Je n'en veux plus.

CONRAD, d'abord farieux, puis se contenant et tâchant de sourire.

Le sang ne l'a guère trempée.

Le combat ne fut pas bien terrible, je vois.

(Il essaie de tapoter la joue de R:zzo.) HIZZO, le repoussant.

Non; mais il le sera peut-être une autre fois.

RINALDA., le pressant contre elle et avec une expression de gronderie.

Rizzo!

CONRAD

Bon! Laissez-le! Sa petite colère Ne saurait me fâcher..., encor moins vous déplaire. Docile à vos leçons...

RINALD.\, passant vers la droite.

Quittez ce ton moqueur!

Ce qu'il dit ne vient pas de moi, mais de son cœur.

CONRAD

C'est qu'on a dans ce cœur semé mauvaise graine. Je l'en arracherai, moi. Je veux qu'il apprenne...

RINALDA, à Rizzo, bas.

Va- t'en.

RIZZO

Je n'ai pas peur.

CONRAD, grommelant.

Hein?...

RINALDA, à Conrad.

Soyez endurant.

(A Rizzo, en le poussant vers la porte.)

Sors, sors, je t'en prie!

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