SCÈNE III Les Mêmes, CONRAD
CONRAD, entrant à droite.
Eh bien! votre espiègle, il a rendu l'épée?
R I ZZO, la prenant sur la table et la jrtaut par icrre arec mépris.
Je n'en veux plus.
CONRAD, d'abord farieux, puis se contenant et tâchant de sourire.
Le sang ne l'a guère trempée.
Le combat ne fut pas bien terrible, je vois.
(Il essaie de tapoter la joue de R:zzo.) HIZZO, le repoussant.
Non; mais il le sera peut-être une autre fois.
RINALDA., le pressant contre elle et avec une expression de gronderie.
Rizzo!
CONRAD
Bon! Laissez-le! Sa petite colère Ne saurait me fâcher..., encor moins vous déplaire. Docile à vos leçons...
RINALD.\, passant vers la droite.
Quittez ce ton moqueur!
Ce qu'il dit ne vient pas de moi, mais de son cœur.
CONRAD
C'est qu'on a dans ce cœur semé mauvaise graine. Je l'en arracherai, moi. Je veux qu'il apprenne...
RINALDA, à Rizzo, bas.
Va- t'en.
RIZZO
Je n'ai pas peur.
CONRAD, grommelant.
Hein?...
RINALDA, à Conrad.
Soyez endurant.
(A Rizzo, en le poussant vers la porte.)
Sors, sors, je t'en prie!