‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 75 sur 123 · SCÈNE III RINALDA, RIZZO, ORSOLA · texte numérisé non relu

SCÈNE III RINALDA, RIZZO, ORSOLA

RIZZO) enlrant brusquement par la petite porte de gauche, soiTi d'Oiïu'a.

Je ne veux pas. Tu fais exprès pour que j'enrage.

l\ Rinalda, montrant Orsola.)

Elle dit qu'il est temps de dormir.

RINALDA

Oui, mignon.

RIZZO

Mais toi, tu ne dors pas. Donc, moi, ton compagnon... Et puis, elle est mauvaise, et me conte une histoire.

RINALDA

Quoi?

RIZZO, montrant la poi le de bronze.

Qu'on m'enfermera, là, dans ton oratoire.

ORSOLA

I Et cela vous fait peur, vous si brave ?

RIZZO

Rien sûr.

i/osl tout noir, et pas même une fenêtre au mur.

RINALDA, lembrassant.

Non, tu n'iras pas là, chéri.

RIZZO, à Orsola.

Tu vois, méchante !

Vous ne m'appelez pas ainsi quand je vous chante Mes chansons. Monseigneur alors est trop content !

RIZZO, allant à elle, puis lui sautant au cou.

Je le trouve gentille, alors !... J'aimerais tant Si tu m'en chantais une, oh ! rien qu'une, petite ! Et je t'obéirai, tu verras, tout de suite, Après.

ORSOLA

C'est bien vrai, ça?

RIZZO

Bien vrai.

ORSOLA

Pourtant...

RIZZO

Oh ! si.

RINALDA, à Orsola.

Oui.

RIZZO, battant des mains.

Ah!

(Il court à la console et y prend la guitare qu'il rapporte à Orsola.)

Et tu joûras de la musique aussi.

Tu sais si bien ! Mels-toi là!

(Il la rorcc à s'asseoir dans le fauteuil.)

Mais...

RINALDA

II faut le faire, Puisqu'il veut.

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