SCÈNE III RINALDA, RIZZO, ORSOLA
RIZZO) enlrant brusquement par la petite porte de gauche, soiTi d'Oiïu'a.
Je ne veux pas. Tu fais exprès pour que j'enrage.
l\ Rinalda, montrant Orsola.)
Elle dit qu'il est temps de dormir.
RINALDA
Oui, mignon.
RIZZO
Mais toi, tu ne dors pas. Donc, moi, ton compagnon... Et puis, elle est mauvaise, et me conte une histoire.
RINALDA
Quoi?
RIZZO, montrant la poi le de bronze.
Qu'on m'enfermera, là, dans ton oratoire.
ORSOLA
I Et cela vous fait peur, vous si brave ?
RIZZO
Rien sûr.
i/osl tout noir, et pas même une fenêtre au mur.
RINALDA, lembrassant.
Non, tu n'iras pas là, chéri.
RIZZO, à Orsola.
Tu vois, méchante !
Vous ne m'appelez pas ainsi quand je vous chante Mes chansons. Monseigneur alors est trop content !
RIZZO, allant à elle, puis lui sautant au cou.
Je le trouve gentille, alors !... J'aimerais tant Si tu m'en chantais une, oh ! rien qu'une, petite ! Et je t'obéirai, tu verras, tout de suite, Après.
ORSOLA
C'est bien vrai, ça?
RIZZO
Bien vrai.
ORSOLA
Pourtant...
RIZZO
Oh ! si.
RINALDA, à Orsola.
Oui.
RIZZO, battant des mains.
Ah!
(Il court à la console et y prend la guitare qu'il rapporte à Orsola.)
Et tu joûras de la musique aussi.
Tu sais si bien ! Mels-toi là!
(Il la rorcc à s'asseoir dans le fauteuil.)
Mais...
RINALDA
II faut le faire, Puisqu'il veut.